Il faut croire que nos colleurs d’affiches de l’ombre n’ont pas froid aux…os en ce mois d’août puisqu’il paraît que le fameux “Nimak Haraam” a fait son come-back! Je peux comprendre qu’aujourd’hui le citoyen lambda soit envahi de doutes et surtout d’interrogations qui sont certes justifiés mais ne tirons pas de conclusions hâtives. D’abord, à mon humble avis, cette campagne de dénigrement dont sont aujourd’hui victimes les proscrits de l’Alliance de l’Avenir signifie tout et rien en même temps.  D’abord rien parce que ces affiches qui fâchent, on en a vu des centaines, et on en verra encore des années durant. Qui plus est, le choix des quolibets, comprenez « Nimak Haraam » ou « Bachara », restera inchangé par manque d’inventivité.  Mais dites, si vraiment le peuple était mûr et réfléchi, n’aurait-il pas dû manifester son mécontentement depuis le 26 juillet dernier, date à laquelle la démission des six ministres du MSM fut annoncée, en somme depuis l’ouverture de ce « bal rann zariko »? C’est tout de même bizarre que ces forces obscures ne frappent que maintenant, n’est-ce pas?  Un ‘Facebooker’ aurait ajouté un ‘smiley’ après cette question! Je me contenterai simplement de dire que ca sent du Dark Vador à plein nez et pour le reste, « seki konpran konpran »! 
Mais revenons à notre « bal ran zariko » parce que ce qui se passe sur l’échiquier politique ces dernières semaines revêt toutes les caractéristiques de ces fêtes d’antan.  D’abord le leader de l’opposition qui tend son mouchoir au leader du MSM, comme le faisaient jadis les jeunes hommes pour inviter les jeunes filles à danser. Jusqu’ici, tout porte à croire que la jeune fille en question va saisir le mouchoir mais attention, sous le regard approbateur de papa, cela va de soi! Pas question d’éxecuter un seul pas de tango ou de quadrille sans l’accord parental! Demandez à votre grand-mère ou grand-père! Ils en savent quelque chose! Une situation peu confortable, il faut l’admettre, pour les deux tourtereaux qui nous rappelle Georges Pompidou dans « Poésie et politique » (1969). Pompidou écrivit à l’époque, « Passer sa vie dans l’opposition est pour un homme politique ce que serait pour un poète se condamner à lire et à juger les vers des autres. » ! Mais le « clue » du « bal rann zariko » n’est pas si la jeune fille tendra la main ou non vers le mouchoir du jeune homme, mais qui aura le ‘zariko’ qu’on a dissimulé dans le gâteau et qui aura pour tâche d’organiser le prochain bal !
En tout cas, la volte-face de la députée Martin est révélatrice de l’identité de cette personne, confirmant à l’unanimité les paroles d’Ahmadou Kourouma, auteur de « En attendant le vote des bêtes sauvages », lui qui dit si bien, « La politique est comme la chasse, on entre en politique comme on entre dans l’association des chasseurs. La grande brousse où opère le chasseur est vaste, inhumaine et impitoyable comme l’espace, le monde politique. »
Désormais ce n’est plus « bal rann zariko » mais « Braveheart », film réalisé par l’acteur australien Mel Gibson et sorti en 1995.  Pour ceux qui n’ont pas vu « Braveheart »,  en voici un résumé : « L’Ecosse est sous la coupe et la domination d’Edward Le Sec. Après le meurtre de sa femme par des membres de l’armée anglaise, William Wallace (Mel Gibson) décide de la venger, ce qui mettra le feu aux poudres. Il prendra la place de leader pour la libération de l’Ecosse. »  Pourquoi donc « Braveheart » ? Tout simplement parce que depuis mardi, toute cette farandole politique me rappelle beaucoup la séquence où Wallace va chasser la biche (aucune allusion sexiste s’il vous plaît, donc gardez-vous de lire ce qui n’y est pas !).  En réalité, on est à la fois dans une révolution et une guerre d’indépendance.  James Horner, compositeur de la bande originale du film m’excusera mais cette version de « Braveheart » telle qu’elle se déroule en ce moment, je la vois surtout sur une musique grégorienne !