L’Américaine Cassandra de Pecol est actuellement à Maurice dans le cadre de sa tentative d’être la première femme à visiter 196 pays indépendants en moins de trois ans et ainsi figurer dans le livre Guinness des records. Elle est en même temps l’ambassadrice de l’International Institute of Peace through Tourism (IIPT) et milite pour le tourisme durable. Maurice est la 140e étape de son long voyage qui a démarré en juillet de l’année dernière. Rencontre.
C’est à l’hôtel Lux Grand Gaube que Cassandra (Cassie) de Pecol, 25 ans, a posé ses valises pour l’étape mauricienne du challenge qui l’amènera à visiter 196 pays. « Avec ce voyage, je vise à la fois à être une ambassadrice de la paix dans tous les pays visités et en même temps, figurer dans le livre Guinness des records en tant que première femme à visiter 196 États souverains en moins de trois ans. » La limite imposée pour ce challenge est de trois ans pour les hommes et quatre ans pour les femmes. Comme elle trouve cela « un peu sexiste », elle s’est donnée pour mission de terminer avant les hommes et du coup, être la première femme à relever le défi.
Il faut dire que l’aventure ne fait pas peur à Cassandra de Pecol, puisqu’elle était déjà connue pour avoir survécu 21 jours dans une forêt panaméenne dans l’émission de télé-réalité Naked and Afraid sur Discovery Channel. Pour ce nouveau challenge, elle a préféré se tourner vers le tourisme étant donné qu’elle est diplômée dans ce domaine. « En tant qu’étudiante du tourisme, j’ai pensé à une manière de promouvoir les différentes destinations de manière positive, en faisant découvrir les cultures. C’est une façon d’amener à une meilleure compréhension des uns et des autres. Pour cette raison, je collabore avec l’International Institute of Peace through Tourism (IIPT). Je suis donc ici en tant qu’ambassadrice de la paix également. »
Des 140 pays qu’elle a visités jusqu’ici, Cassandra de Pecol dit avoir été émue par les conditions de vie au Vanuatu. L’Inde a été également une étape difficile du point de vue pratique. Toutefois, c’est en Afghanistan qu’elle dit avoir été troublée émotionnellement. « J’avais entendu beaucoup de choses négatives sur le pays. Mais en tant que femme, j’y ai vécu une expérience extraordinaire. J’ai pu rencontrer des gens, discuter, partager… C’est différent de ce qu’on voit et ce qu’on entend généralement sur l’Afghanistan. »
Elle ne cache pas toutefois avoir fait le voyage avec beaucoup d’appréhensions. « Mais dans l’avion qui me conduisait en Afghanistan, j’ai croisé beaucoup d’Européens et d’Américains, notamment. Cela m’a rassuré. » La prochaine étape difficile sera sans conteste la Syrie. « C’est un pays que j’ai voulu inclure dans ma liste en tant qu’ambassadrice de la paix. Mais pour des raisons de sécurité, je ne sais encore quand je pourrais y aller. » L’expédition passera également par la Corée du Nord.
Pour Cassandra de Pecol, le tourisme est une excellente opportunité de promouvoir la paix. « Je partage mes voyages et mes rencontres, notamment à travers les réseaux sociaux. C’est pour moi une façon de contribuer à une meilleure compréhension des autres. C’est pour cela que j’ai aussi comme habitude de ne pas trop me documenter sur les pays que je dois visiter. J’y vais en étant neutre et positive. Autrement, je risque d’arriver sur les lieux avec des idées préconçues et peut-être négatives. »
Pour ses voyages, Cassandra de Pecol dit également collaborer avec les hôtels adoptant le développement durable. « Mon but est d’encourager le tourisme durable. Il y va à la fois du respect de l’environnement qu’à celui des cultures. »
À Maurice, la jeune Américaine rencontrera des étudiants en tourisme de l’Université de Technologie, ainsi que le ministre de tutelle, avant d’aller à la découverte de l’Île aux Aigrettes, notamment. Mais ce qui l’intéresse le plus, c’est d’aller à la rencontre des cultures, de discuter avec les gens et de promouvoir le partage.