Une visite du Vieux-Lyon ou du quartier de la Croix-Rousse à Lyon ne saurait être complète sans passer par l’une de ces nombreuses voies piétonnes secrètes, dont les premières dateraient du IVe siècle. Dans l’imaginaire de ceux qui entendent parler des traboules pour la première fois, ces passages incarnent le mystère d’un temps révolu. À plat ou en hauteur, commençant par un couloir d’entrée, traversant rues et bâtiments en les reliant les uns aux autres, les traboules sont des lieux de mémoire.
Déambuler, ou plutôt « trabouler » dans le Vieux-Lyon ou sur les pentes de la Croix-Rousse est un jargon propre à l’ancienne capitale des Gaules. Les traboules au même titre que les Guignols ou les bouchons font la particularité de Lyon même s’il en existe quelques autres en France ou en Angleterre.
Que vous décidiez de visiter celles des pentes de la Croix-Rousse ou du Vieux-Lyon, l’excitation est la même. À chaque fois, vous êtes attiré par ces lourdes portes en bois massif qui dissimulent un autre monde. Vous avez alors le sentiment d’aller à la rencontre de ces hommes et femmes qui couraient le long de ces dédales au Moyen Âge ou au XIXe siècle et d’écouter le murmure de la pierre qui vous raconte leurs histoires.
La construction et l’utilisation de ces passages s’étaient faites pour des raisons pratiques et ont servi aux habitants à se protéger lors des révoltes. Selon le site officiel de la ville de Lyon, les premières traboules dateraient du IVe siècle. À cette époque, alors que Lyon portait le nom “Lugdunum”, les traboules du Vieux-Lyon servaient à rejoindre rapidement la Saône pour chercher de l’eau. C’était à la veille de l’effondrement de l’Empire romain et les aqueducs ne fonctionnaient plus, contraignant les habitants à descendre au pied de la colline de Fourvière.