Dans la province côtière du Fujan, à mi-chemin entre Shangai et Canton, des forteresses d’argile dessinent un paysage unique. Ce sont les célèbres maisons Tulous classées au patrimoine mondiale de l’UNESCO, le symbole architectural de cette province. La nature a aussi pris ses droits en colonisant de petites portions de terre pour la production de canne à sucre, de tabac et surtout de thé. Mais les ressources naturelles les plus importantes sont la pierre et le granite. Un univers envoûtant et sinistrement fascinant. Le peuple Hakka dont les représentants sont toujours présents. Notre photographe Brahms Mahadea revient d’un voyage d’une dizaine de jours en chine authentique et nous fait découvrir ses plus beaux quartiers.
La province du Fujan, le long de la côte de la Chine du sud-est, séparée de Taiwan par la mer de Chine, reste sur la carte une contrée vague dont on écorche souvent le nom. Entre montagne et mer, voyage dans un pays très peu fréquenté par les touristes occidentaux. Les images surprenantes d’un climat et d’une géographie humaine ont été prises par Brahms lors d’un voyage dans la province du Fujan et à Xiamen, une des ville les plus belles de cette province côtière. Il s’agit en fait d’une récompense de l’ambassade de Chine à Maurice pour les diverses expositions du photographe mauricien et pour renforcer les échanges culturels entre la Chine et Maurice. Du 4 au 14 novembre 2011, Brahms Mahadea a visité deux villes au commerce très important et qui offrent un autre visage des villes du sud du pays. Un séjour rendu possible grâce à Mme Bian Yan Hua, ambassadrice de Chine à Maurice, M. Wang Rong Juan, directeur du Centre Culturel Chinois à Bell Village et Melle Wu Yi pour son dévouement. Parmi les photographies réalisées, les villages-forteresses Hakka du Fujan. Ces Tulous, littéralement « bâtiments en terre », sont de grands édifices collectifs de forme circulaire ressemblant à des forteresses construits dans un but défensif. Ce sont des richesses architecturales et une histoire originale que cette province abrite. Il y a aussi le port de Xiamen qui offre des lignes maritimes à destination de différents pays. Il faut savoir que le Fujan est un important bassin de consommation, classé au 6ème rang national en revenu disponible par habitant et que le marché des biens de consommation de Xiamen est très dynamique. Appelée autrefois Amoy, Xiamen est devenue une cité commerçante importante. Les amateurs d’histoire et d’architecture seront envoutés par le charme, les couleurs et les saveurs de cette ville au passé colonial. 
Province côtière en pleine mutation, le Fujan veut tirer partie de sa situation géographique privilégiée, encouragée par le dynamisme de la Zone Economique Spéciale de Xiamen et par la croissance de ses activités portuaires. Terres d’investissement mais aussi bercées par l’histoire, Fujan et Xiamen ont conservé tout leur particularisme et inspirent la quiétude aux visiteurs de passage. C’est un peu de tout cela que les photographies que nous vous présentons restituent.
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REPERES
Le relief du Fujan est composé de massifs montagneux (75% de la province), de plateaux (15%) et de plaine (10%). De ce fait, la surface cultivable est faible. La province comprend une population totale de 35,81 millions d’habitants
Abrité par d’importants massifs montagneux et tourné vers la mer, le Fujan ne fut sinisé qu’au IIème siècle. La culture et le commerce du thé se sont développés à partir de la dynastie des Tang (VII-Xème siècles). Ses ports (Fuzhou, Quangzhou, Xiamen) furent très actifs dès la dynastie des Song (X-XIIIème siècles) et ont attiré les négociants perses et arabes, puis portugais et hollandais.