Quand Vimla Koonja voit arriver ses 50 ans, elle se dit qu’elle a envie de fêter cet anniversaire de façon significative pour elle et comme sa passion c’est le bouddhisme, quoi de mieux que d’aller au coeur même du lieu où, pendant des siècles, a fleuri le bouddhisme Mahayana des Dalaï Lamas du Tibet. Aseema-Roselyne Lanfray nous en fait le récit.
“Je voulais marquer le coup en allant faire un pèlerinage dans des lieux bouddhistes sacrés et rencontrer mes maîtres en gratitude pour tout ce que j’ai reçu d’eux.” C’est ainsi que la fondatrice et facilitatrice du Centre Dharmarakshita de Vacoas s’envole le 1er juillet pour le Toit du Monde, via Delhi en Inde et Kathmandu au Népal, pour un périple de trois mois qui allait se terminer en beauté au Ladakh, petit Tibet de l’Inde.
 Avant de partir, Vimla Koonja avait organisé une levée de fonds et l’envoi de vivres pour le Népal qui, les 25 avril et 12 mai derniers, on le sait, a subi deux tremblements de terre meurtriers et dévastateurs. “C’était normal, le Népal m’a tant apporté pendant des années !” dit-elle. En mai et juin derniers, les vivres sont envoyées au monastère Kopan de Kathmandu, où Vimla se rend chaque année depuis huit ans pour y étudier la philosophie bouddhiste.
Flash-back. Depuis 1995, l’ex-employée du tourisme arpentait les routes de l’Inde au gré des deux semaines de congés annuels que lui octroyait le tour opérateur où elle travaillait, autant pour découvrir les beautés du sous-continent que pour assouvir sa soif spirituelle, rencontrant de mutiples maîtres tels Saï Baba et Amma. “Pendant 22 ans, je n’ai fait que trois Noël et deux Nouvel An avec ma famille. À l’époque, je me disais que j’avais tout pour être heureuse mais que je ne l’étais pas, et me demandais ce qu’il me fallait d’autre”, raconte-t-elle.
Reconnaissante envers les siens, Vimla Koonja précise, toutefois, que “mon époux et ma fille n’ont jamais objecté à ma décision de les quitter chaque année pour faire ce qui est important pour moi, pour ma vie, et ils en bénéficient eux aussi”. Elle ajoute : “Je suis très consciente de la chance que j’ai, en tant que femme mariée, épouse et mère, de faire ce qui me plaît.”