Le 18 mars, le rideau de la scène du MGI s’ouvrira sur la huitième pièce de Theatralis. La troupe assurera onze représentations du Voyage de Monsieur Perrichon, jusqu’au 24 mars. La pièce classique de Labiche servira aussi à Corinne de Baize et à Kevin Bissonauth à communiquer une part de la magie du théâtre aux jeunes, tout en offrant aux amateurs une occasion de renouer avec le genre. Dans les coulisses, un grand travail sur un trajet jalonné d’embûches.
Prenons place à bord pour une balade dans le temps. Direction les années 1860, à la rencontre de Monsieur Perrichon et de cette cohorte de caractères colorés qui compose son entourage. Débutant à la Gare de Lyon, la traversée sera jalonnée d’intrigues, de rebondissements et de quiproquos. Comique de situation et de caractère feront partie du paysage.
Ah, ce cher Perrichon ! L’auteur Eugène Labiche lui a donné tous les traits de l’honnête bourgeois : suffisance, ingénuité, ambition mondaine, moralité flexible. Dans son voyage avec sa femme et sa jolie fille Henriette, il n’imagine pas que les deux prétendants officiels de sa fille donneront à ce séjour une tournure rocambolesque. Qui, de Daniel ou d’Armand, saura s’attirer les faveurs de la fille, et surtout du père ? L’intrigue est tout à fait réaliste et bien des aventures de ce voyage peuvent se réaliser dans la vie actuelle. Comédie alerte et désopilante, Le Voyage de Monsieur Perrichon est considéré comme un chef-d’oeuvre du genre…
Voilà le spectateur embarqué dans une de ces belles virées qui s’apprécie le mieux dans une bonne ambiance, en bonne compagnie. Theatralis s’entoure “d’une bonne énergie” pour rester cet hôte parfait qu’il a toujours été depuis que le rideau s’est ouvert sur ses ambitions, il y a quinze ans. Huit pièces plus tard, les bonnes intentions se sont transformées en mission. En choisissant des pièces classiques qui figurent au programme d’études, les comédiens donnent l’occasion aux jeunes de profiter du théâtre ailleurs que dans les livres et les salles de classe. Il fait vivre pour eux des phrases qui s’impatientaient de prendre vie et forme sur scène.