L’État a enclenché des actions légales envers l’hôtel Tarisa en vue de la réouverture de la route côtière devant cet établissement. L’hôtel Tarisa a un mois pour enlever les obstructions afin que les travaux puissent être enclenchés, a annoncé le ministre des Terres et du Logement, Showkutally Soodhun, ce matin.
Un comité d’urgence regroupant les cadres des ministères des Terres et du Logement, de l’Environnement et de la Beach Authority ainsi que des Infrastructures publiques, en collaboration avec le State Law Office (SLO), a travaillé sur le dossier. La fermeture de cette route, en vue de permettre à l’hôtel Tarisa d’aménager une plage avait fait grand bruit l’année dernière, d’autant que le propriétaire est un proche de l’ancien Premier ministre, Navin Ramgoolam. Ce qui pousse Showkutally Soodhun à « assurer » qu’il ne s’agit pas d’un acte de vengeance, ni de règlement de compte. « Le ministère de Terres est une caverne d’Ali Baba… Plus on avance, plus on découvre des choses les unes plus choquantes que les autres. »
Le ministère a également dressé une liste de 70 personnes ayant bénéficié de lopins de terres pour différents développements. Une étude minutieuse a été réalisée afin de savoir s’il y a eu vice de procédures ou non-respect des règlements. C’est ainsi que l’État compte reprendre 1 150 arpents de terres – pied dans l’eau – dont 30 au tandem Gooljaury-Soornack. Des noms de personnes très proches du PTr, notamment les Lobine et Chundunsing, sont aussi évoqués.
Quarante dossiers ont été envoyés au SLO pour des actions légales. Le ministère de l’Agriculture étudie pour sa part le cas du bail accordé à Jayraj Woochit pour l’Ilot Gabriel. Le cas d’un ancien ministre rouge qui souhaitait convertir une partie d’une plage publique située devant son bungalow en plage privée est aussi évoqué.
Par ailleurs, Showkutally Soodhun rappelle que le dernier rapport de l’Audit mentionne un manque à gagner de Rs 409 millions concernant les arrérages sur les baux. Dans ce contexte, il a été révélé que Navin Ramgoolam avait lui-même des arrérages de l’ordre de Rs 6,8 millions depuis 2011 pour le bail de Roches-Noires. Il a réglé la somme le 12 décembre dernier, soit au lendemain de sa défaite aux élections.
Concernant le cas du Pandit Sungkur, à Trou-aux-Biches, le ministre Soodhun a maintenu qu’il devra évacuer les lieux d’ici samedi. « Dans un souci de compréhension, nous pouvons encore lui accorder quelques jours, mais pas plus. S’il ne part pas, nous prendrons d’autres actions. »
Showkutally Soodhun compte également revenir, dans les prochains jours, sur le cas d’un « agent notoire du Parti travailliste qui a obtenu un terrain à Balaclava, mais l’a par la suite, revendu à Rs 105 millions. »