En s’inscrivant pour le Joberg2C, course de VTT en binôme qui se déroulera du 26 avril au 4 mai en Afrique du Sud, Christophe Gérard a choisi d’aider l’Association Friends in Hope. Un geste tout à fait symbolique à travers lequel il a voulu envoyer un message. Rencontre avec l’aventurier de l’espoir…
« Les maladies mentales sont un peu taboues. Personne ne voudra dire qu’il a été chez un psychologue ou chez un psychiatre. Il fallait les faire connaître, saluer le travail de Friends in Hope. » Alors, quand il a approché l’association, c’est un peu avec l’idée d’apporter sa pierre à l’édifice, aussi modeste soit-elle. « Ma femme, Valérie, a déjà fait le Royal Raid sous les couleurs de Friends in Hope. C’est de là que j’ai connu l’association. »
Alors, il essaie de trouver un moyen d’aider l’association. L’idée fait son chemin, et au final il arrive à la solution. Une sorte de vente, ouverte à tous, pour “acheter” les 900 kilomètres qu’il va parcourir pendant son séjour en Afrique du Sud. « Pour l’instant, nous avons vendus 130 km », souligne-t-il.
Pourquoi avoir choisi le VTT, alors ? « Parce que je m’y sens plus à l’aise. Je fais déjà du vélo. C’est pour moi le meilleur moyen de travailler sur ce projet », laisse entendre le vététiste. Avant de s’adonner au vélo, il a eu une carrière sportive assez remplie. En 1986, il découvre les joies du triathlon, sport qu’il pratiquera jusqu’en 2002. De là, il se consacrera exclusivement au vélo. « Quand je faisais du triathlon, je voyais que j’avais déjà des capacités à vélo. Je me suis dit que quand j’arrêterais le triathlon, je me consacrerais au vélo. »
Sa reconversion se passe sous les meilleurs auspices. En 2003, il est appelé en sélection nationale pour les Jeux des îles de l’océan Indien. Il remportera la médaille d’argent au contre-la-montre par équipes. Un très bon souvenir. Mais avant d’arriver au vélo, le vététiste a pratiqué le bicross, la moto dans sa forme la plus extrême. « C’est de là que je tiens certaines qualités, comme l’équilibre. Ça me sert beaucoup. »
Afin de relever le défi qui l’attend, il a remis l’ouvrage sur le métier. 12 heures d’entraînement par semaine. De plus, il est suivi par Yannick Lincoln. « Ça me fait beaucoup de bien. » En tant que vététiste, il est aussi engagé dans une croisade contre la pollution. Cet engagement n’est pas officiel. « Il concerne un citoyen exaspéré. Il y a des déchets partout. » Sur sa page Facebook, il poste régulièrement des photos des lieux pollués.
« Avant, je n’en voyais pas autant. Mais peut-être qu’avant, il n’y en avait pas autant. Mais ça m’exaspère de voir des gens qui jettent de la saleté partout. » En tant que vététiste, c’est donc avec un pincement au coeur qu’il constate la dégradation. « Les résultats sont assez visibles. Les inondations du 30 mars sont dues aussi aux déchets que les gens jettent dans les drains. »
Pour lui, ces deux engagements sont synonymes d’espoir. L’espoir que les gens changent leur regard sur les maladies mentales. « À une époque, j’aurais fait un Iron Man pour faire passer le message. Mais là, par le VTT, c’est plus facile. » Mais aussi l’espoir que les choses vont s’améliorer en montrant les endroits où l’on retrouve des ordures. « Il y a des moyens de faire pression. On peut changer », conclut-il.