La vététiste Kimberley Lecourt, 29e aux championnats du monde en août dernier en Afrique du Sud, a signé un contrat professionnel au sein de l’équipe sud-africaine BMC-Velo Life. Un contrat qui permettra à la Mauricienne, âgée de 17 ans, de faire ses gammes au sein d’une structure étrangère pendant une année.
Le contrat a été proposé à la Mauricienne après sa performance aux mondiaux. « En fait, c’était un objectif bien défini, je voulais passer pro », lance la jeune fille. En amont des championnats du monde, elle avait effectué un stage en Afrique du Sud. L’occasion pour elle de côtoyer les membres de ce qui deviendra sa future équipe.
« C’est un peu comme une famille. C’est déjà une des plus grosses équipes pros en Afrique du Sud, et ils me donnent la possibilité de faire des stages. »
Ce qui, du coup, lui offrira plus d’opportunités de découvrir le VTT de haut niveau. « Il y a quelque temps, je devais signer au sein d’une autre équipe. Mais ça ne s’est pas fait. » Mais elle a attendu patiemment son heure. « Je serai basée à Maurice, mais dès qu’il y aura une course, je rejoindrai l’équipe », souligne la vététiste.
L’équipe BMC-Velo Life comporte en son sein quelques grands noms du VTT africain, à l’instar de la Sud-Africaine Candice Neethling, qui participé aux JO de Londres l’année dernière. « Il y a un bon effectif. De plus, je ne pense pas que je changerai d’équipe de sitôt. »
D’ailleurs, elle ne devrait pas tarder à faire sa première course sous les couleurs de sa nouvelle équipe, puisqu’elle ira en Chine la semaine prochaine. Elle sera accompagnée d’une de ses coéquipières lors de ce déplacement. « Quand j’étais en Afrique du Sud, une personne de l’UCI est venue nous voir pour nous demander de nous inscrire, et vu que nous avions fait les mondiaux, nous aurions eu la priorité. C’est ce qui s’est passé », relate Kimberley Lecourt.
Revenant sur les mondiaux de VTT, où elle a terminé à la 29e place, elle se dit amplement satisfaite de sa prestation. « Je n’ai pas de regrets. D’ailleurs, je me console en me disant que je suis la deuxième Africaine au classement mondial. » Elle est précédée de la Sud-Africaine Bianca Haw, qui a terminé dixième de la course.
Pourtant, elle avait bien entamé ses championnats. Dans la première moitié du premier tour, elle se positionne au 11e rang. En tentant de s’accrocher, elle fait une chute et descend au 31e rang. Ce qui la forcera à se relever. Mais les bases sont si élevées qu’elle ne reprendra que deux places. « À un moment, je voulais abandonner. Mais je me suis dit que j’avais fait trop de sacrifices pour m’arrêter là. J’ai donc tout donné. »
À l’arrivée, une belle 29e place, mais surtout la satisfaction d’avoir terminé les mondiaux. « J’ai été émue en traversant la ligne d’arrivée. J’ai pris un drapeau de Maurice et j’ai roulé avec. Je peux être fière d’avoir terminé mon parcours au championnats du monde. »
Maintenant, elle se retrouve avec un contrat pro. Surtout que celui-ci lui permettra de se maintenir à niveau. « L’objectif sera de rester dans l’équipe le plus longtemps possible. Mais aussi, vu que je suis nouvelle, de m’habituer à cette situation. Pour la suite, on verra. »