L’équipe Colgate Continental de Yannick Lincoln et Ben Melt Swanepoel a remporté, hier, la cinquième édition de l’Omnicane Southern Tropical Challenge de VTTT devant les Français Julien Absalon et Olivier Lamarque. La dernière étape, à Pointe d’Esny hier matin, a d’ailleurs vu la victoire de ces derniers devant Sébastien Tyack et Stéphane Tempier.
L’arrivée, qui s’est jouée au sprint, a donc vu un peloton de huit coureurs se disputer la victoire d’étape. Non pas qu’une victoire aurait changé grand-chose au classement, mais l’idée a suffisamment plu aux huits coureurs pour tenter quelque chose.
Du coup, Absalon et Lamarque (Tem BMC), Sébastien Tyack et Stéphane Tempier (Team Velogic), Yannick Lincoln et Ben Melt Swanepoel (Colgate Continental) et Jeff Bossler et Thomas Dietsch (Team Bulls-Lux Sports) se voient tous créditer d’un chrono de 1h56’57, un fait assez rare en VTT.
En se plaçant à la troisième place de l’étape, la paire Lincoln-Swanepoel conserve donc son avantage de 7’17 sur le duo Absalon-Lamarque. Une situation qui réjouit Yannick Lincoln, qui remporte pour la troisième fois consécutive cette course. « Il faut avant tout rester humble et lucide. Il y avait des gars plus forts que nous », reconnaît-il. En effet, Julien Absalon a l’un des plus beaux palmarès du VTT mondial, alors que Thomas Dietsch et Stéphane Tempier sont des coureurs qu’on ne présente plus.
Cela dit, Abasalon et Lamarque ont vraiment tout fait pour mener la vie dure à leurs adversaires. En effet, après un prologue assez moyen, ils ont carrément collé aux basques des leaders, sans jamais pouvoir les prendre à défaut. Ajouté à cela les pannes qui ont les ont beaucoup retardés, on aurait peut-être pu assister à un scénario différent.
« C’était dur. En plus, on le voyait, Julien était un cran au-dessus. À chaque fois il revenait à la force des poignets. Mais en même temps, c’est super de rouler contre lui », sourit Lincoln. Au décompte final, Lincoln et Swanepoel ont donc bouclé les 200 km du parcours en 7h50’58, contre 7h58’15 pour la BMC. À la troisième place, on retrouve les Bulls de Thomas Dietsch et Jeff Bossler, à 12’41 des vainqueurs.
Ce n’est pas seulement la lutte pour le classement général qui a tourné au chassé-croisé. Il y a également la course vétérans, puisque les Kenyans David Kinjah et Davidson Kamau (Omnicane Simbaz) ont réussi à déjouer la malchance de leur premier jour pour prendre le maillot vert vendredi. Un maillot qu’ils n’ont plus lâché depuis. D’ailleurs, les deux Kenyans terminent cinquièmes au général avec 8h39’05, soit 48’07 de retard sur les vainqueurs de l’épreuve. « Nous sommes heureux de rentrer avec le maillot vert cette année. Nous étions venus pour ça et nous rentrons avec », souriait Kinjah après l’étape.
Par contre, il y a eu un revirement dans le classement féminin. Alors qu’elle menait le train avec sa coéquipière Aurélie Halbwachs, Yolandi du Toit s’est vu contrainte de mettre pied à terre après une chute. Kimberley Lecourt et Hazel Magill (Team Velo Life), deuxième au classement féminin, ont donc revêtues la tenue rouge de leaders du classement féminin à l’issue de l’étape de samedi. Elles ont donc remporté la course devant les Epic Girls Valérie Gérard et Régine Guibert en 11h08’14.
On ne note cependant aucun changement en juniors et chez les mixtes. La paire Quentin Subadou-Johann Lapierre, qui s’était retrouvée dans la hot seat jeudi, est restée leader chez les jeunes et a terminé l’OSTC avec 10h06’22 au compteur. Fabien et Géraldine Wexler, pour leur part, ont remporté le classement mixte après avoir pris le pouvoir depuis jeudi. Ils comptent au total10h57’11, devant Stéphano Ollivier et Miriam Schwieger.