La paire composée de la Mauricienne Aurélie Halbwachs et de la Sud-Africaine Yolandi du Toit a pris la quatrième place au classement général féminin du Craft Bike Transalp 2013, qui a pris fin dimanche à Riva del Garda en Italie. Un périple d’une semaine, aux allures d’aventure humaine pour la Mauricienne, qui en était à sa première course de VTT sur le sol européen.
Les deux vététistes semblaient abonnées aux quatrièmes places. En effet, dès la première étape, elles se retrouvaient dans le bon coup avec une quatrième place en féminin. Au final, la paire se retrouve avec un chrono total de 36h47’33, à un peu plus de trois heures des vainqueurs en féminin, le duo suisse Cornélia Hug et Adréa Fassler, grandes gagnantes de la catégorie en 34h36’08. Pour leur première participation, Aurélie Halbwachs et Yolandi du Toit, qui disputaient la course sous les couleurs de Velogic, ont donc réussi le pari de se placer parmi les premières de la course.
L’autre vététiste mauricien, Yannick Lincoln, qui était en action en Europe, revient sur son expérience aux Mondiaux de VTT Marathon en Autriche. Parlant d’une expérience à renouveler, le n°1 de la discipline à Maurice y a disputé une autre course après celle des Mondiaux.
« Je suis content d’avoir terminé », dit-il. D’autant qu’il s’aventurait en terrain connu, avec le niveau de ses adversaires. « Je suis encore plus content d’avoir connu le milieu mondial, mais surtout, je n’avais pas d’attente en termes de résultats », explique-t-il.
En effet, Lincoln a pris la 84e place à l’arrivée. « Avec les conditions de course, où il faisait froid, environ 5°C, puis le fait que je n’avais pas d’assistance technique proprement dite, je pense que je peux être satisfait. » Le froid a d’ailleurs été son adversaire n°1. « Je n’étais pas vraiment habillé pour la circonstance. Et sur ce genre de course il faut que tous les facteurs soient réunis pour être performants. » D’autant que le moindre arrêt s’avère fatal. « S’arrêter et se ravitailler équivaut à une trentaine de secondes perdues. Mais après, c’est la question du fun. »
Revenant sur son parcours, Lincoln dira aussi tirer des motifs de satisfaction dans ses qualités physiques. « Je suis content de voir que, dans les bosses, je tenais la route. J’étais loin d’un Christoph Sauser, mais au final je comprends que je reste un routier de formation. » Par contre, ses qualités de routier ne lui ont servi à rien dans la descente. « J’ai vu que je manquais un peu de technique dans les descentes. C’est un aspect à travailler pour la suite. Mais pour arriver à être performant en cross-country, c’est la technique qu’il faut améliorer. »