Les travaux parlementaires ont été marqués par le premier “walk-out” de l’opposition depuis le début de présente session à la suite de l’expulsion de Rajesh Bhagwan alors que le député Ameer Meea protestait contre une décision de la Speaker Maya Hanoomanjee de ne pas l’autoriser à poser une deuxième “supplemantary question” dans le cadre d’une interpellation.
Rajesh Bhagwan ne pourra reprendre son siège parlementaire aujourd’hui en raison de son expulsion de l’hémicycle. Par conséquent, tous les autres députés de l’opposition boycotteront la séance de questions parlementaires et reprendront leur siège pour les débats sur le Budget, qui seront marqués par l’intervention de Reza Uteem suivie de celle de Roshi Bhadain.
Commentant ce qui s’est passé au Parlement ce matin, Paul Bérenger a estimé que la situation a été jusqu’ici « trop belle pour être vrai ». Il poursuit : « Après les élections, nous avions exprimé nos réserves au sujet de l’élection de Maya Hanoomanjee aux fonctions de Speaker. Nous considérions qu’il n’était pas bon de nommer une personne qui venait de perdre les élections à cette fonction, d’autant que c’était la première fois que cela se produisait. Cependant, nous lui avons accordé le bénéfice du doute. », Paul Bérenger reprend : « Nous considérons qu’aujourd’hui, la Speaker a agi comme un agent politique. Déjà, lors de l’exercice de la Private Notice Question, elle avait manifesté une certaine nervosité et rappelé à l’ordre les parlementaires comme une institutrice. » La goutte d’eau qui a fait déborder le vase a été son refus de permettre à Ameer Meea de poser une deuxième question supplémentaire dans le cadre d’une interpellation qu’il avait posée. Or, durant l’interpellation précédente, les membres de la majorité avaient, avec raison, été autorisés à poser le nombre de questions qu’ils désiraient. Paul Bérenger a qualifié cette attitude « d’enfantine, de partisane et d’inacceptable », ajoutant qu’elle « ne respecte pas le “fair play” ». Et d’ajouter : « J’espère que le Premier ministre n’utilise pas le speaker comme à l’époque d’Ajay Daby. » Il se réserve le droit de venir à l’avenir avec une “motion of no confidence”.
Le leader de l’opposition a considéré que les travaux parlementaires ont « mal commencé » aujourd’hui. Il affirme avoir adressé sa PNQ au Premier ministre, sir Anerood Jugnauth. Cependant, ce dernier a cru bon de transférer la question au ministre de la Pêche, Prem Koonjoo. La question avait pour but d’éclaircir la situation concernant Agaléga après la publication d’une série d’articles dans la presse indienne et mauricienne. « C’était une occasion à ne pas manquer pour le Premier ministre d’éclaircir la situation tenant en compte les relations privilégiées avec l’Inde, lesquelles relations pouvaient être améliorées. Or, pour toute réponse aux questions concernant l’installation de radars et de sécurité, Prem Koonjoo a répondu “as far as I know, I dont know” », s’est insurgé Paul Bérenger.