Le ministre des Finances Vishnu Lutchmeenaraidoo quitte le pays vendredi pour Washington en vue de participer au National Prayer Breakfast jeudi prochain. Il profitera de l’occasion pour avoir une série de consultations, entre autres avec la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI). Le ministre sera accompagné du secrétaire financier Dev Manraj, du gouverneur de la Banque de Maurice, Ramesh Basant Roi, et éventuellement de représentants du Board of Investment (BoI).
Le 63e National Prayer Breakfast sera le dernier organisé sous la présidence du président Barack Obama, dont le mandat arrive à terme cette année, la présidentielle américaine étant prévue en novembre prochain. Cette manifestation annuelle réunit quelque 3 200 personnes, venues des 50 États américains et de 140 pays.
Profitant de sa présence dans la capitale américaine, Vishnu Lutchmeenaraidoo aura des discussions avec la Banque mondiale et le FMI sur les préparatifs en vue du prochain budget. L’Ease of doing business  figure également à l’agenda des discussions. Le ministre des Finances compte solliciter l’aide de la Banque mondiale en vue de la mise en oeuvre des réformes nécessaire dans le cadre de la facilitation des affaires. Le gouvernement s’est fixé comme objectif de faire partie, dans les trois prochaines années, des 15 premières destinations mondiales où il est plus aisé d’investir et faire du business. Plusieurs réunions à ce sujet ont eu lieu entre le secteur public et le secteur privé sous la présidence du ministre des Finances.
Aux yeux des investisseurs, des changements fondamentaux doivent être apportés à plusieurs niveaux dans le service public en termes de facilitation des affaires, et ce en vue de rehausser la compétitivité de l’économie mauricienne.
Le ministère des Finances considère en ce sens que les demandes ainsi que l’octroi de permis et de licences devront se faire de plus en plus par Internet. « Les opérations en ligne permettront non seulement d’améliorer la transparence, l’efficacité et la prévisibilité du système, mais également de prévenir les possibilités de corruption en réduisant l’intervention humaine dans le processus de décision », relève-t-il. Le ministère estime à cet effet que toutes les procédures seront mises en ligne et automatisées d’ici trois ans. Les demandes pour les divers permis et licences se feront et seront traitées simultanément. Actuellement, elles sont souvent traitées de manière consécutive. Ce nouveau procédé permettra aux opérateurs de gagner un temps précieux.
Dans la même foulée, les réformes visent à améliorer l’activité économique du pays en réduisant les contraintes de la bureaucratie dans les affaires. Les investisseurs privilégient un climat d’affaires dit “business-friendly”. Les PME devraient bénéficier des mesures qui seront mises en place. Un autre volet de la mission ministérielle à Washington sera la prospection du marché américain pour les produits industriels mauriciens. Ce qui explique la présence des membres du BOI dans la délégation mauricienne.