Le Women Entrepreneurship Development Programme a officiellement lancé mercredi le Women Entrepreneurship Development Programme. S’étalant sur 3 jours et se terminant aujoird’hui avec des certificats à la clé, le WEDP vise à encourager les femmes à se spécialiser dans le domaine de l’entrepreunariat. Mireille Martin, ministre de l’Égalité des Genres, était aussi présente.
La nouvelle édition d’une série de cinq sessions de formation prévues à l’intention des femmes entrepreneurs potentielles et existantes a débuté mercredi au centre de femmes d’Abercrombie à Sainte-Croix sous le Women Entrepreneurship Development Council (WEDC).
Le WEDC vise à encourager les femmes à la formation sur le développement de l’entrepreunariat. Lancé en 2007, le Women Entrepreneurship Development Programme (WEDP) a permis à 1 986 femmes entrepreneurs de suivre les cours.
Parmi les 100 femmes présentes, Joëlle, une jeune femme de 24 ans, s’est confiée au Mauricien : « Les cours d’entrepreunariat sont très instructifs et nous permettent de monter une petite entreprise qui peut s’agrandir au fil du temps. » Elle a expliqué les raisons qui l’ont poussée à s’inscrire à ces cours de formation : « Je m’y suis inscrite pour pouvoir créer une entreprise dans le domaine du prêt-à-porter. »
Le secteur du prêt-à-porter, explique Joëlle, lui permet d’innover et de s’épanouir. « Je voudrais pouvoir être indépendante et subvenir à mes besoins et à ceux de mes enfants. Comme je ne travaille pas, j’ai du temps… Et ce temps, je veux l’utiliser en créant une petite entreprise. Ce qui permettrait aussi à mon mari d’économiser. » Beaucoup de participantes ont donné à titre d’exemple des entreprises dans le domaine de l’artisanat.
Également présente Mireille Martin, ministre de l’Égalité des Genres, qui a souligné au Mauricien que « beaucoup de femmes veulent se lancer dans le domaine de l’artisanat. Elles y sont attirées car le secteur est le plus courant ou encore pour d’autres raisons. À travers les cours d’entrepreunariat, il est important de leur suggérer d’autres domaines, comme celui de l’informatique. Personnellement, j’encourage les femmes à se tourner vers l’entrepreunariat », avant d’ajouter : « Je mise beaucoup sur la femme entrepreneur mauricienne. »
Dans son intervention, la ministre de l’Égalité des Genres a expliqué que « le gouvernement mise beaucoup sur la potentialité des femmes. Quand une femme fait quelque chose, elle le fait bien et avec amour. Je souhaite que les femmes qui reussissent à créer leurs entreprises puissent les agrandir. »
Les cours de trois jours sensibiliseront les participantes aux procédures entourant la création d’une entreprise. Le WEDP donnera accès aux facilités offertes par le NWEC, l’Areu, la SMEDA, la DBM, Enterprise Mauritius et le National Computer Board. Il couvre aussi les aspects légaux entourant la création d’une entreprise et le business registration ; les permis et licences ; la préparation d’un plan ; le marketing ; la gestion et la comptabilité ; les coût et prix de vente des produits ; les cours sur l’emballage et les produits offerts par le Fashion Design Institute.
Les participantes recevront un certificat à la fin des cours de formation sur l’entrepreunariat féminin. Vasan Appanah, adviser au National Women Entrepreneur Council, a souligné au Mauricien : « Nous allons lancé un nouveau site web. Nous allons aussi lancé en mai un guide de l’entrepreneur avec toutes les informations nécessaires pour la gestion d’une entreprise. Dans le courant du même mois, nous lancerons l’annuaire officiel de la femme entrepreneur. » Et d’ajouter : « Il est important d’encadrer les projets des femmes entrepreneurs en devenir car une fois l’entreprise créée elle doit s’agrandir et s’améliorer… Sinon les choses ne marcheront pas. »
Les cours d’entrepreunariat seront étendus à d’autres régions de l’île.