Je ne pense pas que de notre vivant, nous aurons un autre citoyen mauricien du calibre de celui qui a laissé son empreinte sur le sport mauricien.
En l’an 2005, il m’avait confié que le sport mauricien était tres malade et que la solution était de remplacer la majorité des dirigeants par des gens compétents pas nécessairement intelligents mais avec une culture sportive et qui n’allaient pas se soucier de leurs intérêts personnels.
Lui, il a tout donné pour le sport et a failli y laisser sa vie le jour de l’ouverture de Jeux des Iles de 1985 mais il ne s’est jamais soucié de ce que cela lui rapporterait sur le plan financier et autres avantages que cela comportait.
Cet homme a révolutionné la page sportive avec ses textes qui faisaient la joie des lecteurs du Mauricien –Week end et Weekend Sports. Les lecteurs faisaient queue le lundi apres-midi pour prendre connaissance des textes d’Yves dans Le Mauricien car son analyse des rencontres de foot, des épreuves cyclistes et autres faisaient les délices des amateurs.
Yves Fanchette c’était l’homme qui ne laissait rien au hasard dans ses activités car il vivait avec passion tout ce qu’il entreprenait. Du Scoutisme au journalisme, en passant par l’automobilisme, le cyclisme, Les Jeux des Iles et les Sports-Etudes sans oublier son métier de comptable Yves a su gagner le coeur de tous ceux qui l’ont côtoyé
J’ai eu le privilège d’être aux côtés de mon mentor, mon maître et mon gourou quand je faisais mes premiers pas dans le journalisme et comme organisateur des courses cyclistes. Il m’a toujours guidé et je n’oublierai jamais ses nombreux conseils lors de nos trajets vers le Stade Georges V et au cours des épreuves cyclistes dominicales ou encore dans son bureau. Il me disait toujours, ‘ Si tu as un cahier des charges bien préparé, tu réussiras’. Je l’ai toujours ce cahier des charges.
Quand j’ai quitté le pays en 1983, il m’avait laissé un souvenir qui se trouve toujours sur mon bureau. Lui il s’en est alle mais son souvenir restera toujours en bonne place.
Souhaitons que  les dirigeants sportifs actuels en tirent des leçons de la vie de cet homme afin qu’ils puissent honorer tout le travail que celui-ci a fait lors de son passage sur terre.
J’ai toujours admiré Mahatma Gandhi et Nelson Mandela. Je ne les ai pas connus mais je remercie Dieu d’avoir travaillé aux côtes d’Yves Fanchette.
We’ll meet again