William Buick est un jockey qu’on ne présente plus au Champ de Mars. Il est devenu un des incontournables de ce rendez-vous auquel il sera à sa quatrième participation après ceux de 2007, 2011 et 2012. Le Danois d’origine norvégienne qui est considéré comme une des plus fines cravaches des grands hippodromes d’Europe, n’avait pu fouler la plus haute marche du podium dans la dernière édition, mais il possède indéniablement les qualités nécessaires pour remettre les pendules à l’heure et viser un nouveau titre tant en équipe qu’en individuel.
Il n’était qu’un timide jeune homme à sa première visite chez nous. Engagé dans la compétition réservée aux jeunes étoiles, il n’avait pu dévoiler son potentiel, victime d’une chute sur le ténébreux Turtleback. Il n’avait alors que 19 ans. Depuis, William Buick a pris du galon. Lors de son deuxième passage en 2011, le Danois montra un tout autre visage, remportant trois courses, sur Darcy’s Arcy, Esteco et Prince Of Troy et assurant ainsi la consécration de son équipe. Malheureusement pour lui, il n’avait pas été gâté au tirage au sort l’année dernière et était rentré bredouille.
Chez William comme chez  les Buick, l’amour des chevaux, ça coule dans le sang. Son père, Walter, a été sacré champion de jockeys scandinave en huit occasions, tandis que la spécialité de sa mère était le dressage et le saut d’obstacles. Très tôt, il s’intéressa aussi à la chose hippique pour débuter son apprentissage à 15 ans sous la férule d’Andrew Walding. Très vite, il dévoile son talent. Le 27 septembre 2006, il épingle sa première victoire à Salisbury. En 2007, il termine troisième chez les apprentis avant de partager le titre de champion une année après avec David Probert avec 50 victoires chacun. L’année suivante, il sera le seul récompensé dans ce championnat. Depuis, il n’a jamais quitté les feux des projecteurs.
En 2009, il remporte sa première grande course sur Lahaleeb dans The E.P. Taylor Stakes au Canada. En 2010, il signe chez le célèbre entraîneur John Gosden en remplacement du non moins célèbre Jimmy Fortune. Il connaîtra pas mal de réussites, enlevant, entre autres, le Dubai Sheema Classic (Groupe1) et le St Leger Stakes de Doncaster (Groupe1) qu’il remportera en deux occasions. Outre le Canada, Dubai et la Grande Bretagne, William Buick a également brillé en Irlande, en Italie et aux Etats-Unis. A ce jour, il compte à son palmarès une trentaine de victoires de Groupe 1. Avant d’arriver chez nous, Buick était en action au Japon pendant deux semaines. Après une saison remplie, il s’offrira des vacances bien méritées en Grande Bretagne.