Les enjeux du changement climatique dans les Petits États insulaires en développement (PEID) et en Afrique seront évoqués par des experts internationaux de haut niveau lors du Women’s Forum, qui sera organisé à Maurice les 20 et 21 juin. Quelque 400 participants seront présents, parmi lesquels figurent Nicolas Hulot, fondateur de la fondation Nicolas-Hulot, Laurent Ballesta, biologiste et photographe marin de réputation mondiale, Jacqueline Franjou, CEO du Women’s Forum, Jill Farrant, spécialiste des plantes résistant au changement climatique, et Laurence Tubiana, ambassadrice française pour les négociations internationales pour les questions climatiques.
Le Woman’s Forum for the Economy and Society, considéré comme l’équivalent du Forum de Davos, est consacré essentiellement aux grands défis auxquels est confrontée la société, en particulier les femmes. Une conférence internationale est organisée chaque année à Deauville, en France, durant le dernier trimestre de l’année. Mais au-delà de ce forum global, des forums régionaux sont aussi organisés à travers le monde, notamment en Birmanie, en Chine, au Mexique, en Italie, en Belgique et à Dubaï. Maurice est le premier pays africain à accueillir un forum régional. La présidente de la République, Ameenah Gurib-Fakim, attribue ce choix au fait qu’elle a eu le privilège de s’adresser au forum international de Deauville l’année dernière.
Parmi les thèmes qui seront abordés figure celui du climat et l’agriculture. Ameenah Gurib-Fakim rappelle que la sécheresse a frappé l’année dernière plusieurs pays, dont l’Éthiopie. Elle souligne que 60% des terres agricoles dans le monde se trouvent en Afrique. Une bonne partie de cette terre risque de ne plus être cultivable à long terme en raison de l’impact du changement climatique. L’agriculture est, selon elle, d’autant plus importante. « Comme c’est la femme qui nourrit le continent, il faut lui donner les moyens technologiques pour poursuivre ses activités. » Il sera également question de la protection de la biodiversité et de faire avancer les actions visant à atténuer le changement climatique.
Une séance de travail est prévue sur une manière innovante d’encourager les femmes à occuper les positions de leadership, de les encourager à devenir des chercheuses et des entrepreneurs, et de créer des opportunités de carrière plus équitables dans les secteurs publics et privés. Parmi les autres thèmes à l’ordre du jour figurent le climat et la santé, l’agriculture et la biodiversité, le climat et l’énergie, les dernières innovations scientifiques et technologiques concernant la biodiversité, l’agriculture, ainsi que la santé et l’énergie. L’éducation et le renforcement des capacités seront également évoqués. « Alors que l’Afrique représente 12% de la population mondiale, elle ne génère que moins de 1% de la connaissance. Il faut trouver un moyen d’avoir un meilleur partage de la connaissance », a souligné Ameenah Gurib-Fakim, coprésidente d’une commission des Nations unies sur la question de l’eau dans le monde. En marge du forum, des événements sont prévus autour de la thématique de l’eau.