C’est l’ancien magistrat Rashid Hossen, qui a été désigné pour occuper la présidence du Redundancy Board. Il prendra ses fonctions lundi prochain. Désormais, tout cas de licenciement selon les dispositions de la Workers Rights Act devra être arbitré par cette instance, qui fonctionnera comme un tribunal. Ainsi, pour mettre à la porte des salariés d’une entreprise comptant plus d’une quinzaine d’employés ou disposant d’un chiffre d’affaires de Rs 25 millions, les propriétaires des entreprises devront nécessairement passer par le RB avant de justifier leur décision.

Auparavant, les propriétaires d’entreprises notifiaient tout simplement le ministère du Travail et des Relations industrielles avant de licencier des salariés. Dans ce genre de cas, les travailleurs se retrouvent sur le carreau et sans aucune indemnité de licenciement. Toutefois, désormais, même si les cas sont justifiés, les travailleurs auront droit à un mois de salaire comme préavis de licenciement. Si la décision n’est pas justifiée, les travailleurs auront alors droit à trois mois de salaire. Le tribunal peut également ordonner à une entreprise de réembaucher les licenciés.

Interrogé par Le Mauricien, ce matin, à propos de sa nomination, Rashid Hossen a déclaré qu’il a déjà pris un congé préretraite à l’Employment Relations Tribunal, où il a occupé la présidence pendant 18 ans. « Le RB fonctionnera comme un tribunal et rendra publics des “awards”. Ces derniers peuvent aussi être contestés au Conseil privé de la Reine », a-t-il déclaré. Une fois qu’une demande de licenciement est soumise auprès du tribunal, celui-ci disposera d’un délai de 30 jours pour rendre public son “award”. Une demande d’extension de ce délai peut aussi bien être envisagée si les deux parties sont tombées d’accord .

Le siège du RB se trouvera au Newton Tower. Le “board” disposera d’un président, d’un vice-président, d’un économiste, d’un comptable, d’un représentant du patronat et d’un représentant syndical.