La Journée internationale de la lutte contre le sida (World AIDS Day), commémorée chaque 1er décembre, a été marquée par une campagne de dépistage hier sur le terrain de basket-ball de Batterie Cassée. L’activité était une initiative conjointe du ministère de la Santé, du National AIDS Secretariat (NAS) et de l’ONG PILS (Prévention, Information et Lutte contre le Sida). Dans son intervention, le ministre de la Santé Lormus Bundhoo devait souligner la vulnérabilité des jeunes au virus et souhaiter que les efforts déjà en vigueur pour une bonne politique d’éducation sexuelle dans nos établissements scolaires soient renforcés.
Les jeunes de la tranche d’âge de 15 à 24 ans étant « curieux de nature, à cet âge-là, ils sont aussi plus vulnérables. Et mal informés, ils courent des risques de contamination et d’autres dangers pour leur santé et leur avenir ». Pour Lormus Bundhoo, « éduquer les jeunes dès leur plus jeune âge s’agissant de leur sexualité et des risques qu’ils encourent en ayant une mauvaise éducation, permet d’éliminer des risques éventuels de contamination aux virus comme le sida et de céder à des fléaux comme l’alcool ou les drogues ».
Ce qui amène le ministre à rappeler : « Mon ministère travaille de pair avec plusieurs autres partenaires dans la lutte contre le sida, tels que le ministère de l’Éducation, le ministère de la Jeunesse et des Sports, la NATReSA, la police, ainsi que les associations et les ONG dont la MFPWA, l’Action Familiale, le Conseil des Religions et PILS, en vue de sensibiliser le plus grand nombre de jeunes s’agissant de leur santé reproductive, des dangers de la drogue et du sida, pour ne nommer que ces sujets-là. » Le ministre Bundhoo a d’ailleurs profité de l’occasion pour « féliciter PILS d’avoir pris l’initiative de se joindre au ministère pour marquer le World AIDS Day, car ce combat n’est pas uniquement celui du gouvernement et du ministère, mais de tout le monde… »
Lormus Bundhoo devait aussi laisser comprendre que les ONG auraient désormais « la possibilité de réaliser des tests de dépistage du sida. Nous allons travailler, avec le NAS, en ce sens ». Cela après que, dans son intervention, Nicolas Ritter, directeur de PILS, devait souhaiter que « le ministère accorde plus de facilités aux ONG de réaliser des tests de dépistages lors de leurs outreach programmes ».
Le directeur de PILS et le Dr Amita Pathack, responsable du NAS, étaient également présents, hier matin à Batterie Cassée. Nicolas Ritter devait rappeler que « nous avons beaucoup avancé dans la lutte contre le virus du sida ces dernières années. Mais malgré ces avancées, il reste encore du boulot… Notamment en ce qu’il s’agit de faire reculer la stigmatisation et la discrimination envers les personnes vivant avec le VIH (PVVIH), qui demeure un enjeu majeur. Il convient aussi d’éduquer les patients et d’oeuvrer à leur offrir des conditions de vie décentes afin qu’ils puissent mieux se prendre en charge, médicalement parlant ».
Le directeur de PILS devait rappeler qu’« un patient bien soigné voit sa condition changer… Il reprend goût à la vie et s’occupe de ceux qui dépendent de lui. Parallèlement, sa santé s’améliore et il peut faire des projets comme tout autre Mauricien… » Dans le même souffle, il a rappelé qu’« un patient dont la charge virale est indétectable n’est pas source de contamination. C’est en ce sens qu’il nous faut désormais regarder. De plus, nous arriverons ainsi à respecter l’engagement mondial pour la période de 2011 à 2015 qui est “Getting to zero” ; soit zéro nouvelles infections, zéro contamination et zéro décès… »