Le Festival du livre a été lancé hier par l’Acting President Monique Ohsan-Bellepeau au Caudan Waterfront. Cette initiative de la Libraire Nationale et du ministère de l’Éducation, qui se tiendra jusqu’au 5 mai, est destinée principalement aux élèves du préprimaire. Présent, le ministre de l’Éducation Vasant Bunwaree a indiqué son souhait pour qu’il existe une politique de lecture dans tous les établissements de l’île.
Prendre avantage du « patrimoine mondial » que représente le livre, c’est l’idée que souhaite promouvoir Vasant Bunwaree. Faisant l’éloge des livres, le ministre a laissé entendre que le gouvernement souhaite adopter une approche holistique de l’éducation en privilégiant des activités extracurriculaires. « J’espère rendre possible le fondement d’une éducation dynamique grâce au projet Silence on lit qui sera lancé dans les écoles de l’île incessamment », a-t-il indiqué.
« Nous espérons promouvoir la lecture dans toutes les institutions de l’île. Grâce au projet Silence on lit, 50 minutes seront destinées à la lecture dans les écoles. Ce sera aussi un moment de partage durant lequel le professeur pourra évaluer l’aptitude de l’élève ». Dans un deuxième temps, ce projet permettra à ce que l’apprenant devienne indépendant au niveau de la lecture. « Nous espérons privilégier la lecture créative », a-t-il lancé. Le ministre insiste aussi sur l’importance de l’esprit critique, une qualité favorisée par la lecture, pour combattre les préjugés.
Cette initiative touchera également dans les écoles préprimaires pour que la lecture fasse partie intégrante de la vie de leurs élèves. D’ailleurs, les organisateurs ont exprimé le souhait que la lecture fasse partie intégrante de la vie des apprenants mauriciens. La lecture devrait être privilégiée par les parents à la maison et ne devrait pas se résumer à une activité organisée par l’école.
Lors de son élocution, Monique Ohsan-Bellepeau a indiqué son souhait de voir en la jeunesse mauricienne l’émergence d’écrivains et de poètes « dont l’apport des différentes diasporas pourraient contribuer à une technique d’écriture particulière ». Elle a également souligné le « processus de vulgarisation » qu’ont connu les livres. « Ce sont des produits qui servent à communiquer les produits des meilleurs cerveaux du monde », soutient-elle.
C’est la dixième année consécutive que la Bibliothèque Nationale célèbre la Journée Mondiale du livre, dont l’objectif est d’attirer l’attention du public sur l’importance de la lecture. Le comité de la Journée mondiale du livre a ainsi décidé d’organiser diverses activités éducatives : expositions, quiz, dictées, concours de dessin, lectures de poèmes et concours d’orthographe, entre autres.
Durant le Book Festival au Caudan Waterfront, qui prend fin demain, le public pourra bénéficier de prix réduits sur une grande variété de livres. Ce même festival aura lieu à Rodrigues du 31 mai au 2 juin.
Le National Computer Board, en partenariat avec la Bibliothèque Nationale depuis 2004, met à la disposition du public des cyber caravanes équipées de dix ordinateurs lui offrant un accès gratuit à internet.
La Journée mondiale du livre est placée cette année sous le signe de la traduction. Célébrée le 23 avril, elle donne l’occasion d’exalter une fois de plus la lecture, l’industrie éditoriale, la propriété intellectuelle. Pour l’édition 2012, l’Unesco consacre cette journée à l’Index Translationum qui commémore son quatre-vingtième anniversaire. Ce répertoire mondial des traductions, qui alimente l’effort conjoint des responsables des bibliothèques nationales et des traducteurs, linguistes, documentalistes et autres informaticiens, est le programme le plus ancien de l’organisation onusienne, précédant lui-même la création de ladite organisation, fondée en 1946.