Alors que le ministère du Tourisme et la Mauritius Tourism Promotion Authority sont emportés dans une controverse politique et le ministre Michaël Sik Yuen pris à contre-pied par le vice-Premier ministre et ministre des Finances, Xavier-Luc Duval, au sujet de l’état du tourisme mauricien, le World Economic Forum (WEF) est venu arbitrer le litige. En effet, le rapport du WEF portant sur « The Travel & Tourism Competitiveness Report 2013 – Reducing Barriers to Economic Growth and job Creation » confirme que de 2011 à 2013, le tourisme mauricien a rétrogradé sur le plan mondial aussi bien que régional avec l’archipel des Seychelles réalisant un véritable bond de géant au cours de la même période.
Ainsi, au cours de ces deux dernières années, Maurice a perdu sa place de N° 1 du tourisme dans cette région de l’océan Indien et d’Afrique subsaharienne au profit des Seychelles. Au classement mondial du World Economic Forum, Maurice se retrouve à la 58e place alors que les Seychelles occupent une confortable 38e place, soit un écart de 20 places. Maurice a perdu cinq places comparativement au dernier classement de 2011 alors que l’archipel des Seychelles ne faisait même pas partie de ce hit-parade mondial du tourisme il y a deux ans.
Ce classement est élaboré par le WEF sur la base d’une série de paramètres allant du Travel and Tourism Expenditure-to-GDP Ratio aux Marketing and Branding Campaigns sans oublier le volet de la sécurité des touristes aussi bien que les prix pratiqués. « Mauritius loses its number one spot in the regional rankings, overtaken by the entry of the Seychelles this year, and is ranked 58th overall », relève d’emblée le rapport du World Economic Forum. Le principal obstacle auquel doit faire face le tourisme mauricien concerne la compétitivité des prix avec pour conséquence que ce facteur pèse lourd dans l’équation.
« However, the country has seen its price competitiveness decline significantly (ranked 75th, down from 18th in the last assessment) — primarily the result of increasing hotel and fuel prices and high ticket taxes and airport charges. Additionally, in terms of challenges, the country’s environmental sustainability has received a weakened assessment, of particular concern given the importance of the natural environment for the country’s leisure tourism », ajoute le WEF dans son analyse.
Sur le plan positif, le rapport du World Economic Forum note que « The country’s tourism and ground infrastructure are well developed by regional standards (48th and 37th, respectively), and its policy environment is supportive of the development of the sector (ranked 28th). Mauritius also benefits from high marks for safety and security (36th) ».
De son côté, l’archipel des Seychelles a bénéficié des efforts consentis par les autorités au cours de ces dernières années. « The importance of Travel & Tourism for the country’s economy is reflected in its top ranking for the prioritization of the industry, with the 2nd highest T&T expenditure–to-GDP ratio in the world and effective marketing and branding campaigns. These efforts are reinforced by a strong national affinity for Travel & Tourism (5th) ; good tourism infrastructure, especially in terms of available hotel rooms (6th) ; and good ground and air transport infrastructures, particularly by regional standards (31st and 27th, respectively) », rappelle le World Economic Forum.