Le président du Government Hindi Teachers Union (GHTU), Suttyhudeo Tengur, a reçu le « Vishwa Hindi Samman », une distinction offerte par l’Inde pour sa contribution à la promotion de la langue hindi à Maurice. C’était lors de la 9e conférence mondiale sur la langue hindi qui s’est tenue le week-end dernier à Johannesbourg, en Afrique du Sud. Il a reçu un certificat et un trophée des mains du ministre d’État indien des Affaires étrangères Shreemati Preneet Kaur. Dix-neuf autres personnes sont les récipiendaires de cet award.
M. Tengur milite depuis très longtemps en faveur de la langue hindi à Maurice. Outre ses nombreuses activités en ce sens, son syndicat, le GHTU, publie régulièrement une newsletter en hindi. « Aakrosh est la seule publication en hindi qui paraît régulièrement à Maurice », fait-il ressortir, avant d’exprimer sa fierté d’avoir reçu cette distinction, « une reconnaissance pour mon travail bien accompli », dit-il.
Lors de cette conférence, M. Tengur devait évoquer les moyens à mettre en oeuvre en vue de promouvoir l’hindi en Afrique du Sud, pays de plus d’un million de gens d’origine indienne, soit environ 2,5 % de sa population. « L’avenir d’un pays tout comme l’identité culturelle dépend de la jeune génération », a-t-il déclaré. Il existe, dit-il, une certaine inquiétude dans plusieurs pays où la diaspora indienne s’est installée par rapport à l’enseignement des langues ancestrales dans le but de préserver l’histoire et l’héritage culturel indiens. Selon lui, la situation en Afrique du Sud n’est pas différente. Après des décennies de présence dans ce pays, la jeune génération de descendance indienne a tendance à reléguer leur héritage culturel et à s’adapter à leur nouvel environnement socioculturel. « Ils ne sont pas guidés et conseillés, raison pour laquelle ils ne voient pas l’apprentissage d’une langue indienne comme une priorité », a-t-il déclaré.
M. Tengur a estimé qu’il faut miser sur les jeunes pour promouvoir la langue hindi dans ce pays. Il n’a aucun doute que cette langue va devenir une langue diplomatique à l’avenir, a-t-il fait ressortir. Ce qui devrait, a-t-il ajouté, renforcer les relations économiques et culturelles entre l’Afrique du Sud et l’Inde. Il a parlé des nouveaux outils qui existent dans l’enseignement des langues, dont l’informatique et les médias. Les deux stations de radio dans ce pays « Hind Vani » et « Lotus FM » peuvent aider en ce sens. Le président du GHTU s’est aussi prononcé en faveur de la mise en place d’une « Hindi Chair » au siège de la Haute Commission Indienne en Afrique du Sud en vue de la promotion de cette langue.