Maurice a enregistré des investissements directs de l’ordre Rs 12,9 milliards l’année dernière, ce qui représente le montant annuel le plus élevé d’investissement direct étranger jamais reçu par le pays, selon le ministre de l’Éducation. Vasant Bunwaree procédait au lancement du World Investment report 2011 conjointement avec le directeur du Board of Investment Prakash Maunthrooa et le directeur du Joint Economic Council Raj Makoond.
Vasant Bunwaree avait initialement été choisi pour le lancement du rapport en sa capacité de ministre des Finances suppléant en l’absence du titulaire Pravind Jugnauth. Cependant malgré le fait que ce dernier soit rentré précipitamment au pays pour des raisons politiques hier, les organisateurs ont préféré ne pas apporter de changement au programme initial.
Selon le rapport préparé par le CNUCED, Maurice a enregistré des investissements étrangers d’un montant de US $ 430 M en 2010 contre US $ 257 M l’année précédente. Ce qui fait que 2010 a été encore une fois une année record pour le pays. Maurice se présente désormais comme un investisseur à l’étranger avec un montant de US $ 129 M contre seulement US $ 37 M en 2009. Les investissements étrangers ont représenté 19,1 % des investissements totaux. La valeur totale des investissements étrangers à Maurice est estimée à US $ 2,319 M, soit quelque Rs 70 milliards.
Le rapport de la CNUCED donne une indication de la tendance des investissements globaux dans le pays qui a atteint un niveau de 1,97 trillion de dollars en 2007 pour chuter à 1,19 trillion de dollars en 2009 avant de se stabiliser à 1,24 trillion l’année dernière. Ce qui représente une chute de 37 % par rapport à 2007.
De son côté, Vasant Bunwaree a considéré que cette assemblée permettra aux opérateurs et décideurs politiques de bien cerner la manière dont les choses évoluent dans le domaine de la fiscalité internationale, à la fois au niveau mondial qu’au niveau de la région. La fiscalité, a déclaré le ministre de l’Éducation, joue un rôle important dans le développement d’un pays. « Les gouvernements comptent sur la fiscalité pour financer leurs dépenses sociales et infrastructurelles, pour favoriser la croissance et pour s’assurer que la richesse est distribuée équitablement. » La fiscalité, a-t-il ajouté, est aussi important dans le façonnement de l’environnement dans lequel se déroule le commerce international et les investissements.
« La lutte contre l’évasion fiscale est une lutte permanente et la coopération entre les administrations fiscales, les autorités et les acteurs internationaux donneront un élan dans ce sens », a estimé M.Bunwaree. Il est d’avis que l’innovation et la mise en oeuvre de meilleures pratiques au sein des administrations fiscales africaines conduira à une amélioration de la bonne gouvernance et à la transparence et responsabilisera davantage les administrateurs fiscaux.
Selon Vasant Bunwaree, au vu des investissements et transactions transfrontalières croissantes qui résultent en plus de transferts d’argent à l’étranger, il est plus qu’important d’échanger des informations pour lutter contre la corruption et le blanchiment d’argent. Dans cette optique, « Mauritius is revisiting its legislative and institutional framework to reinforce financial supervision and strengthen the regime to fight terrorist financing, money laundering and other financial crime ».