Fascinants de par leur diversité, leurs formes variées et leurs teintes à l’état brut et coloré, les coquillages sont la passion des conchyliologistes. Éric Le Court de Billot fait partie de ces connaisseurs à avoir fait de la plongée sous-marine en Mer Rouge pour dénicher les plus beaux spécimens. Il s’est constitué de véritables archives de la mer en créant un musée, The World Of Sea Shells, au Ruisseau Créole, à Rivière-Noire. Du lundi au samedi, il initie jeunes et adultes à une formation pédagogique liée aux coquillages.
La passion d’Éric Le Court de Billot vient de ses parents, qui lui ont légué en héritage leurs précieux coquillages. Il a ensuite racheté les coquillages de L’Argonaute pour se constituer une collection fort impressionnante, d’où l’idée de faire un musée pédagogique. « C’est important de sensibiliser les jeunes à la préservation des coquillages. La plus grande partie des mollusques à coquilles est divisée en quatre groupes : les gastéropodes, les bivalves, les polyplacophores et les scaphopodes. Dans le musée, je compte installer des aquariums et j’enseignerai aux intéressés comment laver et entretenir un coquillage ».
The World Of Sea Shells comprend quelque 8 000 pièces, dont 1 000 pièces reprises de la collection du père d’Éric Le Court de Billot à sa mort en 1981. Se décrivant comme un conchyliologiste (scientifique spécialisé dans l’étude des coquillages), Éric Le Court de Billot explique que son musée est représentatif de tous les pays du monde en termes de coquillages. « J’ai découvert toute cette richesse lors du Salon des Coquillages, à Paris, qui regroupait près de 70 exposants ». Il a fait la connaissance de Lorenz Félix, un grand chercheur allemand qui lui a offert sa collection personnelle pour faire son musée. « Lorenz Félix est un biologiste marin qui possède une grande connaissance du sujet et son aide a été d’un grand apport ». Le plus petit coquillage de la collection du musée, le Giberula, mesure 1mm, alors que le plus grand, le Charonia tritonis, communément appelé Triton géant, peut faire jusqu’à 50 cm.
Ses coquillages, Éric ne souhaite nullement les voir porter en parures. « Ils sont mieux entretenus derrière une vitre. Ils proviennent de 80 familles différentes. On a des noms comme Bistolida Pae, découvert par Lorenz et Chiapponi en 2005 à St. Brandon. On nomme les coquillages d’après les personnes qui les ont découverts ». Notre interlocuteur a d’ailleurs un coquillage qui porte son nom, le Conus Lecourtorum, découvert dans l’océan Indien. « Il n’y a pas de coquillage qui soit caractéristique d’une marque de vieillesse ou de jeunesse. Pour les différencier, il faut avoir l’oeil. La tactique repose sur le toucher. Si un coquillage n’est pas froid, cela signifie qu’il est authentique. Entre le poli et le glacé, l’état brut et naturel, tous sont des petits détails auxquels le passionné de coquillages ne peut rester insensible ».
Les horaires d’ouverture du musée sont du lundi au samedi, de 9 h 30 à 18h. L’entrée est à Rs 250 pour les adultes et Rs 125 pour les enfants.