Le leader de l’opposition, Xavier-Luc Duval a expliqué sa motion de rejet contre la hausse des prix du carburant, face à la presse, en ce samedi 19 mai au Astro Court à Port-Louis. Il considère que cette augmentation est un « vol et un crime contre le pouvoir d’achat des Mauriciens et le droit de chaque famille mauricienne de vivre convenablement. » Le leader de l’opposition soutient que le but de cette motion d’annulation est d’expliquer clairement ce vol et de mettre à jour la vraie situation. « Personne ne met en doute que le prix de l’essence augmente. Mais le problème, c’est la manière dont sont traitées les autres taxes et les contributions de la population. »

XLD ajoute que les Mauriciens contribuent Rs 12 milliards, soit Rs 33 millions par jour, à la caisse de l’état lorsqu’ils achètent de l’essence. De ce fait, l’inflation,, selon lui, augmentera également par 0.5% en raison de l’augmentation de mardi dernier. « Si la politique du gouvernement continue ainsi, quel effet cela aurait-il sur la hausse des prix à Maurice ? » se demande Xavier-Luc Duval. Pour le leader du PMSD, il faut impérativement revoir cette politique de taxer fortement l’essence, « sinon nous nous retrouverons dans une situation intenable. »

Cannabis : « Il y a aujourd’hui un autre regard sur le combat contre la drogue.»

Par ailleurs, Xavier Luc Duval a remis en perspective sa PNQ de mardi dernier sur les peines d’emprisonnement à l’égard des consommateurs de cannabis. Il reste persuadé qu’un consommateur de cannabis ne devrait pas être condamné à une peine de prison, ce qui entachera son certificat de moralité .

« Afin d’être en accord avec la mouvance internationale, il faut empêcher que le consommateur de cannabis devienne un criminel » souligne-t-il. Son objectif en tant que leader de l’opposition, c’est d’élever le débat, le leader des bleus soutient que 2500 personnes en moyenne chaque année durant les 10 dernières années, ont été condamnés pour une simple consommation de toute sorte de drogue. « Il y a environ 200 à 300 consommateurs de drogue qui partent en prison pour six mois ou plus chaque année. Ils en ressortent comme criminels. Ils ne pourront pas avoir un travail par la suite. De même pour ceux qui ont un délit de consommation sur leur casier judiciaire, ils ne pourront pas avoir un emploi dans le gouvernement ou dans un corps paraétatique. Ils sont ainsi condamnés à une vie de criminel. Il y a aujourd’hui un autre regard sur le combat contre la drogue. »

De ce fait, Xavier-Luc Duval rappelle que la mouvance internationale est de ne plus emprisonner les consommateurs de cannabis. Il a d’ailleurs énuméré quelques pays qui ont adopté cette politique de « no prison or criminal record » envers les consommateurs de cette drogue dont l’Australie, l’Allemagne, la Belgique, le Portugal, la Suisse et l’Italie entre autres.

En ce qui concerne le cannabis médical, XLD précise qu’il y a 41 pays qui aujourd’hui autorisent « à un certain degré » le cannabis médical qui est connu pour ses effets positigs contre certaines maladies. « Je fais un appel notre manière de voir la situation sinon nous devrons nous-même nous blâmer si la situation empire. »