La présidente de la République a invité hier les jeunes à s’engager pleinement dans la lutte contre le fléau qu’est la corruption. Ameenah Gurib-Fakim, qui intervenait à l’occasion d’un Youth Networking Forum organisé par l’ICAC, a ainsi estimé que la corruption constitue « un sérieux problème sociétal » pouvant « mettre en péril les fondations politiques, économiques, sociales et environnementales » du pays. « Elle peut mener à une perte de confiance dans les institutions publiques par les citoyens », a dit la présidente. « The impact of corruption is often manifest through lack of accountability, transparency as well as low level of integrity », a-t-elle estimé, ajoutant que « la corruption est le précurseur d’une société faible ». Par conséquent, la présidente de la République estime que la lutte contre la corruption n’est pas uniquement une question de gouvernance, mais aussi « une question de patriotisme ». Et d’avertir : « Il ne faut pas faire de compromis lorsqu’il est question de corruption. »
La présidente de la République a invité les jeunes à « canaliser leur énergie afin d’initier des actions concrètes pour renforcer la transparence et l’intégrité » dans les institutions. « Il est difficilement concevable qu’une personne pauvre doive payer des “bribes” afin d’avoir droit aux services publics gratuits », a-t-elle terminé.