Le Centre for Alternative Research and Studies (CARES) et Rezistans ek Alternativ ont organisé le week-end dernier un camp de réflexion sur la politique. Ils étaient une centaine à répondre à l’appel pour cet événement, qui a duré trois jours. Ils ont ainsi eu l’occasion de découvrir l’histoire de la politique à Maurice, la lutte pour l’émancipation et la citoyenneté mauricienne, tout en réfléchissant sur différents thèmes liés à la société, à l’écologie et à la participation des jeunes comme force transformatrice aux prochaines élections, entre autres.
C’est dans le cadre naturel du Nativ Lodge, à Mahébourg, que s’est tenu ce camp résidentiel à l’intention des jeunes. Des tentes de camping avaient été dressées dans la cour du domaine pour permettre aux jeunes, dont certains venaient de Rodrigues, de passer la nuit sur place. Le but de ce camp était de leur permettre de mieux comprendre la politique et de développer une vision différente de celle pratiquée par les partis traditionnels. Pour cela, il aura d’abord fallu  replonger les jeunes dans l’histoire du pays pour qu’ils comprennent les grands combats. Les participants ont surtout été appelés à se réapproprier ce domaine où ils ont longtemps été laissés sur la touche. Michel Chiffone, un des coordinateurs de l’événement, explique : « Le but de cette université d’été était d’offrir un espace d’expression aux jeunes. Ils ont été les porte-paroles des différents foyers sociaux où ils évoluent. »
On dénombre ainsi, dans le groupe, les jeunes militant pour l’accès à la terre au Morne, ceux qui dénoncent l’accaparement des plages, des responsables d’Ong engagés dans différentes oeuvres ainsi que des écologistes, entre autres. Pour Michel Chiffonne, « c’était l’occasion d’aborder politiquement ces différents combats ». Outre les membres de CARES et de Rezistans ek Alternativ, on retrouvait parmi les intervenants Shenaz Patel, qui a parlé de la lutte pour l’émancipation et la citoyenneté mauricienne. Nathalie Rose, elle, a abordé la question de la lutte contre la drogue et celle de la « faillite de la politique répressive ». L’approche politique à l’écologie et la technologie comme arme politique ont également été abordés. De même, les jeunes ont réfléchi sur les rôles qu’ils comptent jouer aux prochaines élections, s’exprimant notamment sur une réelle alternative.
Ce forum, interactif, a vu la participation active des jeunes. Un National Youth Congress fera bientôt suite à cet événement. Ce sera alors l’occasion pour un plus grand nombre de jeunes de faire entendre leur voix. « Pour une question d’espace, l’université d’été était destinée à ceux ayant suivi les cours de “Knowledge for Change”. Mais le congrès sera ouvert à tous. Ceux qui sont intéressés peuvent prendre contact avec nous. »
L’événement se tiendra en octobre mais la date et le lieu n’ont pas encore été finalisés. Entre-temps, les intéressés peuvent se faire enregistrer auprès de Michel Chiffonne (5753-0042) ou Sharone Ng (5761-9512).