L’ancien dirigeant du Comité d’Action Musulman, Yusuf Mohamed, dont le père, sir Abdool Razack, était parmi ceux qui avaient insisté pour l’inclusion du Best Loser System (BLS) dans le système électoral à la conférence constitutionnelle de Londres avant l’accession de Maurice à l’indépendance, s’élève avec force contre son abolition pour laquelle s’est prononcé le rapport Carcassonne. Interrogé ce matin par Le Mauricien, il dit son intention de « se battre politiquement et légalement ».
Voici la déclaration que nous a faite Yusuf Mohamed.
« Le rapport Carcassonne recommande, entre autres, l’abolition du BLS. C’est l’opinion d’un monsieur qui se dit expert, mais qui n’a, à aucun moment, interrogé les personnes, qui sont toujours concernées, ni les anciens leaders. Le Prof Carcassonne ne connaît donc pas les réalités du pays, sinon il aurait su que le BLS a apporté de l’harmonie dans le pays. Il veut qu’il soit aboli, mais il ne propose rien pour le remplacer.
Je trouve que Paul Bérenger a raison quand il émet des réserves concernant l’abolition pure et simple du BLS. Ce qu’il faut admettre c’est que le système a profité à la population générale aussi bien qu’aux Musulmans, qu’aux Sino-mauriciens et même aux Hindous. »