La fondation Meta-Morphosis n’aurait pas pu trouver meilleur invité d’honneur pour marquer La Cité mécanique qu’Yves Winkin, directeur du Musée des Arts et Métiers à Paris. Admiratif de la démarche innovatrice de préservation du patrimoine industriel de ses hôtes, il estime que pour pérenniser les trésors matériels et immatériels de Maurice, un regard neutre et objectif sur la hiérarchisation arbitraire du patrimoine est nécessaire. Rencontre.
Avec 225 ans d’histoire, le Musée des Arts et Métiers, que dirige Yves Winkin depuis début 2015, est l’un des cinq plus grands musées mondiaux en matière d’histoire des sciences et des techniques. “Notre objectif est de préserver des pièces qui seront utiles et pertinentes pour léguer aux générations futures, afin de bâtir notre histoire.” C’est la démarche de protection industrielle, mise en chantier par la fondation Meta-Morphosis, qui l’a interpellé dans un premier temps.
La rencontre d’Yves Winkin et d’Axel Ruhomaully, cofondateur de Meta-Morphosis, est tissée sur un fond d’origine belge commune mais aussi sur un heureux hasard. Il y a deux ans, Axel Ruhomaully se rend à Verviers, ville lainière francophone de Belgique, pour photographier les machines liées à l’industrie textile. En discutant avec Jacques Thonnard (natif de la région), qui l’accompagne dans un entrepôt, ce dernier lui confie qu’un de ses amis d’école primaire, également un Verviétois, venait d’être nommé directeur du Musée des Arts et Métiers de Paris.