Lavwa Locean Indien, collectif qui a vu le jour dans le but de contrer la voie emprunter par l’Etat pour la gestion des eaux mauriciennes, a réuni la presse ce mardi 25 septembre afin de mettre en exergue leur recommandation pour l’institution d’une Marine and Coastal Line Audit Commission.

Cette commission devrait, avant d’agréer à quelconque projet dans notre Zone Economique Exclusive (ZEE), permettre considérer une multitude de facteurs, tels les résultats du Seafood Hub et la question de sécurité alimentaire. Les aspirations des jeunes et des pêcheurs qui souhaitent perpétuer la pêche artisanale et de proximité devraient aussi être prises en compte.

« A partir de cette étude, Maurice pourra décider de la direction à prendre. Et non abdiquer à la décision d’une seule personne sans consulter la population ». 

Suite à la manifestation ayant eu lieu dans la capitale le 13 septembre, les représentants du collectif se disent toujours en attente d’une réponse du ministre de la Pêche, Prem Koonjoo, concernant leur contestation d’un éventuel accord de pêche avec le Japon.

La rencontre d’aujourd’hui a aussi été l’occasion de revenir sur une déclaration du ministre des Affaires étrangères, Vishnu Lutchmeenaraidoo, qui avait avancé que l’accord de pêche avec le Japon se fera dans le but de développer la pêche industrielle à Maurice.

Jean-Yves Chavrimootoo, membre du collectif, affirme, lui, que cet accord constitue une « promesse faite au Japon depuis plusieurs années » et figure dans le projet du Seafood Hub.

« Les permis de pêche sont directement liés au développement et ont été promis pour le Seafood Hub, a-t-il déclaré. C’est ce système que Vishnu Lutchmeenaraidoo veut perpétuer comme modèle de développement pour le pays ».

Jean-Yves Chavrimootoo constate que rien n’a changé dans le secteur de la pêche depuis des années.

« Pendant 20 ans, le secteur de la pêche a représenté pour certains des emplois avec des salaires de misère. C’est l’aberration sur les conditions de travaille dans ce secteur. Des conditions d’esclavagiste, sans aucune sécurité. C’est de ce milieu que le gouvernement parle avec fierté ». 

Il soutient que le Seafood Hub n’a jamais bénéficié aux Mauriciens mais juste à l’exportation au marché européen. « Pena nanye exsepsionel ki Seafood Hub inn amene pou klas travayer dan nou pei », a-t-il lancé.