Le combat continu, ce mercredi 7 mars, des membres du groupe « Zenfan Roche-Bois », ainsi que de la plate-forme « Debout Citoyens » se sont tenus debout, immobiles, pancartes en mains, devant l’hôtel du gouvernement. Les protestataires demandent aux autorités concernées de revoir leurs manières de faire, estimant être victimes d’une injustice dans le cadre des recrutements.

Plusieurs manifestations ont eu lieu simultanément pour dénoncer le manque de recrutement des habitants de Roche-Bois au sein de la Cargo Handling Corporation Ltd (CHCL). Les manifestants estiment que les enfants des anciens travailleurs de la compagnie doivent être recrutés. C’est ce droit que revendique leur avocat, maître Krishna Sawoo.

Suite à ces manifestations, dont un devant l’hôtel du gouvernement, devant le ministère du Travail et de l’Emploi à la Victoria House, à la Passerelle de Roche-Bois et devant la Cargo Handling Corporation Ltd (CHCL), un point de presse a été organisé avec les membres de l’association au centre Marie Reine de La Paix aujourd’hui afin de mettre en lumière les actions prévues dans ce sens si aucune mesure n’est prise dans les plus brefs délais.

Plusieurs membres du Group Zenfan Roche-Bois se sont réunis au centre Marie Reine de La Paix aujourd’hui.

Eliézer François a été très critique envers le mutisme du gouvernement  « se enn combat kont les injustices pratiquées par le gouvernement, se enn discrimination contre enn group de personnes, le mot justice n’a aucun sens pour le premier ministre ? eski ena lequité ? 50 ans l’independance pas capav ena enn situation parey dans sa pays la «  a-t-il fait ressortir avec les larmes aux yeux.

Avec leurs actions, ils espèrent que le gouvernement et un représentant de la Cargo Handling Corporation Ltd (CHCL) acceptent une réunion bilatérale afin de venir à bout de ce problème de recrutement. Au cas contraire, plusieurs manifestations sont prévues dans les jours à venir.

Une procession avec les habitants de Roche-Bois aura lieu ce lundi 12 mars prochain. « Le but sera de montrer que 50 ans après l’Indépendance, et 183 ans après l’abolition de l’esclavage, il y a toujours des esclaves à Maurice », explique Eliézer François, le porte-parole du Mouvement Authentique Mauricien (MAM).