La crise que traverse la compagnie d’aviation nationale, Air Mauritius, a fait une première victime. Le Chief Executive Officer (CEO), le Sud-Africain André Viljoën, a annoncé officiellement son départ bien avant la fin de son mandat, qui devait arriver à terme en août prochain. C’est ce qu’il a annoncé lors de la réunion du conseil d’administration de la compagnie hier après-midi. De ce fait, la course pour la nomination du nouveau CEO est lancée, même si, à ce stade, aucune indication n’est disponible quant aux préférences du gouvernement pour un étranger ou pour un Mauricien.
Des recoupements d’informations effectués par Le Mauricien indiquent qu’André Viljoën a confirmé qu’il ne compte pas solliciter le renouvellement de son contrat, tout en affirmant son intention de prendre des congés auxquels il a droit avant son départ de la compagnie. L’annonce de ce départ est accueillie favorablement dans les milieux syndicaux dans la mesure où le passage du Sud-Africain n’a pas donné les résultats escomptés. Le redressement annoncé à coups de plans élaborés par des consultants étrangers, recrutés à grands frais, se fait toujours attendre alors que le spectre d’une nouvelle “hedging saga” sur le carburant hante de nouveau les couloirs de la compagnie d’aviation nationale.
D’autre part, en ce qui concerne le sort des quelque 800 employés d’Airmate et de My Holidays, filiales d’Air Mauritius, le board a décidé d’attendre les conclusions d’une “human resource review” en cours avant d’entériner les mesures collectives. Les syndicalistes de la Confédération des travailleurs du secteur privé (CTSP) comptent mettre à profit ce répit pour accentuer la mobilisation des employés d’Airmate en vue d’un meilleur traitement au travail et pour une plus grande sécurité d’emploi.