Depuis la mise en oeuvre des programmes de formation et de renforcement des capacités dans le domaine de la gestion des zones côtières, quelque 450  fonctionnaires ont été formés. En outre, environ 2 000 Mauriciens habitant nos côtes ont été sensibilisés. Ces formations s’inscrivent dans le cadre du Programme d’adaptation aux changements climatiques dans les zones côtières de Maurice, sous le Climate Change Adaptation Fund.
« Jusqu’à aujourd’hui, quelque 450 fonctionnaires ont été formés et environ 2 000 Mauriciens habitant nos côtes ont été sensibilisés à la gestion des zones côtières sous le Programme d’adaptation aux changements climatiques dans les zones côtières de Maurice, sous le Climate Change Adaptation Fund », a révélé l’Adaptation Fund Project Manager, Nuvin Khedah, en présence du ministre de l’Environnement (MoE) Raj Dayal, du haut-commissaire australien, Susan Coles, de l’Assistant Secretary of the Africa Branche, Australian Department of Foreing Affairs and Trade, Matthew Newhaus, de l’Acting Senior Chief Executive au MoE Grish Guness et du Professeur Hussain Subraty, Pro Vice-Chancellor (Academia) et Acting Vice-Chancellor de l’université de Maurice, et des stagiaires, entre autres.
Nuvin Khedah intervenait en début d’après-midi hier à l’Hennessy Park Hotel, Ébène, lors d’une cérémonie de remise de certificats à une quarantaine d’officiers du gouvernement, de collectivités locales de Maurice, de Rodrigues et des Seychelles. Ceux-ci avaient suivi du 29 janvier au 5 février derniers un « Short Course on Intergrated Coastal Zone Management » dispensé par l’université de Maurice (UoM), en collaboration avec l’University of Western Australia.
Le Project Manager a expliqué que ces 2 000 Mauriciens ont été sensibilisés sur l’importance d’une bonne gestion de nos zones côtières grâce à l’unité mobile du projet, le « Bis Lamer ». En outre, a poursuivi, Navin Khedah, deux manuels, Coastal and Marine Environment for Engineers et Coastal Protection Works, ont été édités sous cet Adaptation Fund Project et distribués à ceux concernés. « Ces manuels sont déjà disponibles sur le site internet de l’UoM et le seront prochainement sur celui du MoE », a-t-il ajouté. « D’autres manuels de formation de courte durée sur la gestion intégrée des zones côtières seront bientôt produits par l’University of Western Australia », a-t-il confié.
L’orateur a ajouté qu’avec ces programmes de formation et de sensibilisation sur l’adaptation aux changements climatiques dans nos zones côtières, nous sortons d’un État insulaire vulnérable à un État insulaire résilient. « Le voyage est long. Mais prenons la résolution de travailler ensemble pour atteindre notre but : laisser à nos enfants une île qui est plus résiliente aux changements climatiques et un avenir qui vaut la peine pour eux », a-t-il lancé.
Nuvin Khedah a auparavant plaidé pour le renforcement des capacités face aux défis du changement climatique. « Nous ne pourrions réaliser notre ambition de faire de Maurice un État insulaire résilient et assurer le développement économique et infrastructurel dans l’océan sans un véritable programme de renforcement des capacités et un transfert des technologies approprié, d’où l’importance de ces formations », a-t-il justifié.
Dans ce contexte, le Project Manager s’est félicité que de nombreux projets de Maurice sous le Climate Change Adaptation Programme ont été reconnus et « pris comme modèles et acclamés » dans les rencontres internationales, comme lors de la COP21, qui s’est tenue à Paris en décembre dernier. « Maurice peut devenir une référence pour les Petits États insulaires en développement (PEID) en matière de renforcement des capacités dans le domaine d’adaptation des zones côtières aux changements climatiques », a-t-il indiqué.
Dans son intervention, le haut-commissaire de l’Australie à Maurice, Susan Coles, s’est félicitée de la collaboration entre nos deux pays en matière d’adaptation aux changements climatiques. Délaissant son discours officiel écrit, le ministre de l’Environnement Raj Dayal a longuement plaidé pour l’engagement actif des citoyens mauriciens dans la protection de l’environnement. Les personnalités présentes ont ensuite été invitées à procéder à la remise de certificats à ceux ayant suivi cette formation.