À l’occasion de la célébration de la Journée mondiale des zones humides, le ministère de l’Agro-industrie et de la Sécurité alimentaire, en collaboration avec le service des parcs nationaux et de la conservation, a organisé une visite dans le parc national de Brasd’Eau. Le thème de l’édition de cette année est “Les zones humides et la biodiversité”.

C’est pourquoi le ministère a choisi d’initier une action de protection des zones humides et de sa biodiversité pour les générations futures. Maurice est devenue partie contractante à la Convention de Ramsar le 30 septembre 2001. Le premier site Ramsar de Maurice est le sanctuaire d’oiseaux de l’estuaire de Rivulet Terre-Rouge pour la protection des oiseaux migrateurs. Deux autres sites Ramsar ont été identifiés, à savoir le parc marin de BlueBay, qui se concentre principalement sur la protection des coraux, et Pointe-D’Esny, dont l’objectif principal est la protection des mangroves.

« Outre les sites Ramsar, qui sont reconnus internationalement, il existe des dizaines de zones humides et de zones écologiquement sensibles qui doivent être protégées et préservées. Le gouvernement est pleinement conscient de la nécessité d’identifier et de protéger ces écosystèmes et de mettre en place les cadres administratifs », a déclaré Maneesh Gobin, ministre de l’Agro-industrie et de la Sécurité alimentaire. Ainsi, en vue de mieux protéger les zones humides, le gouvernement prépare un projet de loi sur les zones humides dans le cadre du projet “Intégration de la biodiversité dans la gestion de la zone côtière de la République de Maurice”, financé par le PNUD. Un premier projet a déjà été préparé.

Un comité national Ramsar a par ailleurs été mis en place sous la présidence du chef du cabinet du ministère de l’Agriculture. Il est composé de membres de toutes les institutions concernées par les zones humides afin d’aider le ministère à mettre en œuvre les dispositions contenues dans la Convention de Ramsar et de conseiller le ministère sur le développement des zones humides à problèmes.

Actuellement, dans le cadre des schémas de planification, il existe une politique sur les zones humides, à savoir la politique de conservation de l’environnement, qui stipule qu’aucun développement n’est autorisé sur les zones humides et qu’une distance de retrait minimale de 30 mètres par rapport à la zone humide doit être respectée. Cela s’applique à toutes les autorités locales. À l’occasion de cette journée mondiale, des plantes endémiques ont été symboliquement plantées dans le parc national par des étudiants de la Simadry Virasawmy SSS de Rivière-du-Rempart et de la MGSS Flacq.