Le député de l’opposition Zouberr Joomaye soutient que le Budget 2016/17 contient « des points intéressants dans sa globalité », mais que le gouvernement est « en train de faillir dans sa tâche pour rendre Maurice plus visible sur le plan international » et « pour inciter des partenaires stratégiques à venir  investir » chez nous. « J’espère que ce que le gouvernement appelle une nouvelle ère de développement n’est pas qu’un slogan creux. Rien n’est mentionné pour montrer comment les mesures économiques annoncées aideront à inciter à l’investissement. Où est la stratégie pour rendre Maurice plus visible en Afrique ? Est-ce que ce sont les bons délégués qui sont envoyés pour négocier avec ses partenaires étrangers et les potentiels investisseurs ? » se demande-t-il.
Le député du MMM salue toutefois les progrès notés dans le domaine de la médecine, avec des médicaments plus efficaces sur le marché local, « mais qui toutefois coûtent plus cher », et des dépenses dans le secteur de la santé pour améliorer les soins. Le Dr Zouberr Joomaye déplore toutefois le nombre insuffisant de personnel médical face au nombre croissant de patients. Il soutient que la mise sur pied du système de médecins de famille est « nécessaire » pour combler ces manques dans le secteur de la santé, ce qui aidera aussi, selon lui, à « tacler le problème du chômage chez les jeunes aspirants médecins ». Zouberr Joomaye a aussi tenu à souligner que l’augmentation du prix des boissons alcoolisées et des cigarettes est justifiée, « étant donné que ce sont les principales causes du cancer ». Il a aussi salué l’initiative prise pour la construction d’un nouveau Cancer Center, ajoutant qu’il aurait été « primordial » de penser à la construction d’un centre pour les soins palliatifs.
Le député de l’opposition n’a pas manqué de déplorer la venue de nouvelles drogues dangereuses sur le marché et l’impact de ces drogues sur la population. « Les trafiquants de drogue sont en train de modifier leurs stratégies et de nouvelles drogues sont introduites dans le pays. Il ne faut pas se voiler la face. L’Observatoire de la drogue n’a pas donné assez de directives pour contrer ce fléau. Il faut une nouvelle approche sur ce cas. Il faut aussi changer de stratégie pour un programme de réhabilitation plus approprié et plus réaliste. Ceux souffrant d’addictions à la drogue doivent savoir qu’ils peuvent avoir une chance de s’en sortir. Le système en entier doit être revu et il faut tout faire pour préparer la réinsertion de ces dépendants de la drogue, d’où le besoin urgent de mettre sur pied une National Drug Policy. »