“Bien lontan, dan letan lontan…” Aux premières paroles de la comédie musicale, les souvenirs se bousculent un peu, avec un petit pincement à la gorge lorsque l’on est ramené à 13 ans, 23 ou 33 ans en arrière. Mais l’on traverse aisément ce sentiment nostalgique. En 2014, Zozef ek so palto larkansiel se laisse apprécier avec un autre regard, même si l’on ne peut s’empêcher de comparer.
Cette fois, au lieu de Cyril Ramdoo ou de Pascal Lagesse, il y a deux narrateurs, dont une voix féminine, celle de Katrine Caine. La version 2014 du spectacle initialement mauricianisé par Gérard Sullivan et Dev Virahsawmy prend ses propres repères et se forge sa propre identité. Dans dix ans, quand Zozef reviendra (en espérant que la tradition soit respectée), on se référera à la version 2014 pour sa contribution à maintenir ce spectacle dans le paysage mauricien où il reste une des grandes références marquant l’époque.