Mamy Ravatomanga, actuellement détenu à la prison de haute sécurité de Melrose, ne s’est pas présenté à une comparution par voie de visioconférence lors d’une séance de la Bail and Remand Court (BRC), hier. Raison avancée aux autorités de la prison : il souffrirait de douleurs à l’estomac et veut que son cardiologue puisse lui rendre visite. Cette demande a été agréée par la Cour.
Alors que l’affaire Ravatomanga avait été appelée devant la Bail & Remand Court, séance présidée par la magistrate Bhumija Soborun, et que le lien vidéo avec la prison de Melrose avait été établie, un officier de la prison devait informer la magistrate que le prévenu avait refusé de faire acte de présence devant le dispositif de visioconférence.
L’homme de loi de Mamy Ravatomanga, Me Kushal Lobine, a ensuite informé la magistrate que son client souffrait de douleurs à l’estomac, et voulait que son cardiologue, exerçant dans le privé, puisse lui rendre visite à la prison. La magistrate Soborun a acquiescé à cette demande et a demandé à Me Lobine de faire les arrangements nécessaires avec le Prison Welfare Officer de la prison de Melrose. Elle a ensuite ordonné que le prévenu comparaisse une nouvelle fois par voie de visioconférence le lundi 2 février prochain.
La magistrate Karuna Dwarka Davay, siégeant dans la BRC, avait rejeté la motion de Mamy Ravatomanga d’être remis en liberté conditionnelle dans un Ruling rendu le 30 décembre. La magistrate était parvenue à la conclusion que le risque que le prévenu ne prenne la fuite ou qu’il ne puisse manipuler des témoins ou des preuves dans cette affaire était « real and plausible ».
Mamy Ravatomanga était arrivé à Maurice à bord d’un jet privé le 12 octobre dernier dans le sillage du changement de régime à Madagascar. Il fait l’objet d’une enquête aux ramifications internationales pour divers délits de corruption, et répond de deux charges provisoires de blanchiment d’argent et d’une charge d’entente délictueuse par rapport au délit de trafic d’influence.

