Acteur économique de premier plan, le groupe ENL se présente en nette croissance. Ses résultats semestriels au 31 décembre montrent des bénéfices en forte hausse à Rs 947,2 millions contre Rs 336 millions en 2021. De plus, cette performance représente une croissance de 160,2% par rapport aux bénéfices réalisés sur la même période avant la crise (Rs 364 millions en 2019). De même, le chiffre d’affaires sur six mois s’élève à Rs 10,3 milliards, soit en progression par rapport aux Rs 8,5 milliards en 2021. Un rapide survol du bilan financier montre une hausse exponentielle de ses parts de profits dans des entreprises associées et des entités sous contrôle commun, puisque cet item est affiché à Rs 672,6 millions, contre Rs 88,4 millions en 2021.
La performance globale est attribuable principalement aux pôles hôtellerie, et commerce et industrie. « Nous avons atteint, voire dépassé, notre niveau de performance d’avant la pandémie de Covid-19. Notre rigueur et notre discipline dans la conduite des affaires portent leurs fruits. Les résultats du premier semestre sont de bon augure et nous prévoyons d’être au rendez-vous des objectifs de Cap 23, notre business plan de trois ans, qui arrive à terme dans quelques mois », déclare Hector Espitalier-Noël, Chief Executive Officer d’ENL après la réunion du conseil d’administration de mardi, avalisant le bilan semestriel.
Le CEO se réjouit également de l’avancée du groupe dans son engagement pour une croissance inclusive et durable. Ainsi, au cours des six derniers mois, Rs 13 millions ont été investies dans l’autonomisation des communautés vivant dans la précarité. 18 entités du groupe ont été certifiées Great Place to Work, ayant chacune recueilli la confiance de plus de 75% de leurs collaborateurs.
De plus, près de 2 200 tonnes de CO2 ont pu être déviées de l’atmosphère grâce aux fermes photovoltaïques du groupe, alors que les 4 200 actionnaires ont été rémunérés à hauteur de Rs 188 millions sous forme de dividende intérimaire.
« Nous conduisons nos affaires de manière à créer de la valeur durablement pour tous nos partenaires. Nos équipes sont portées par une réelle volonté d’avoir un impact positif sur notre environnement tant financier que social et naturel. Nous tenons ainsi à apporter notre contribution à l’émergence d’une île Maurice plus durable », ajoute Hector Espitalier-Noël.
Actif dans l’hôtellerie, l’immobilier, l’agriculture, le commerce et l’industrie, la logistique et les services financiers technologiques, ENL compte parmi les dix plus grosses capitalisations boursières à Maurice et assure 7 300 emplois.
Sur le plan sectoriel, de mauvaises conditions climatiques ont sévèrement affecté la productivité des activités cannières du groupe. Cependant, une contribution positive des exploitations maraîchères et fermières, et d’Eclosia, conjuguée à un meilleur prix de sucre, en a atténué l’impact. L’investissement dans la régénération des cultures de canne à sucre et des conditions de marché plus favorables pour le sucre et la bagasse devraient contribuer à une embellie dans le segment agricole du groupe.
La filière commerce et industrie a amélioré son chiffre d’affaires de 30% ces six premiers mois de l’exercice financier et a quasiment doublé son profit comparé à l’année précédente. Axess et Decathlon ont été les locomotives de cette performance, Axess ayant gagné des parts de marché malgré l’instabilité de ses lignes d’approvisionnement.
Les activités immobilières accusent un léger recul sur le plan de la profitabilité, surtout à cause de délais dans l’obtention de permis de développement. La tenue tenue des centres commerciaux a contribué à rééquilibrer la donne.
Fort de l’amélioration continue de son efficience et de son attractivité, le pôle hôtelier d’ENL a pris avantage de la reprise de l’industrie du tourisme après la pandémie. Les revenus ont plus que doublé et les profits sont de Rs 689 millions contre des pertes de Rs 51,4 millions en 2021.
Les activités logistiques ont maintenu leur vitesse de croisière avec une hausse de 6% des revenus, et des bénéfices nets de Rs 176 millions contre Rs 122 millions l’année dernière. Les activités outre-mer de ce segment contribuent à hauteur de 50% à sa performance et elles viennent d’être consolidées à travers l’acquisition d’une nouvelle compagnie au Kenya.
Le pôle Finance et Technologies a amélioré ses revenus de 15%. Il a néanmoins encouru des pertes en raison notamment d’une contribution inférieure des compagnies associées et des provisions accrues dans l’activité crédit.

