L’Independent Commission Against Corruption (ICAC) devrait être inclus comme Co-Respondent dans la Private Prosecution intentée par le pandit Vivek Pursun contre l’Attorney-General, Maneesh Gobin, et l’ancien Parliamentary Private Secretary (PPS) forcé à la démission, Rajanah Dhaliah. C’est ce qu’a laissé entendre Me Sanjeev Teeluckdharry, le Leading Counsel de Vivek Pursun, en Cour suprême hier. Les conseils légaux de Maneesh Gobin et de Raj Dhaliah communiqueront à la Cour leur Stand sur ce point le 18.
À l’appel, hier, en la Cour suprême, présidée par la cheffe-juge, Rehana Mungly-Gulbul, de cette affaire en marge des allégations de pots-de-vin de Rs 4 millions contre le bail de 276,50 hectares de State Land à Grand-Bassin, Me Teeluckdharry devait observer en Cour qu’il serait souhaitable que l’ICAC soit partie prenante dans cette poursuite à titre privée, notamment comme Co-Respondent. Cette démarche ferait suite à la récente arrestation et inculpation provisoire de l’ancien PPS. Donc, iI se pourrait donc que l’ICAC fasse son entrée en scène dans cette affaire, après le Directeur des Poursuites Publiques (DPP).
En Cour hier, après avoir pris connaissance du point de vue formulé par Me Teeluckdharry, les avoués assurant les intérêts de Maneesh Gobin et Raj Dhaliah ont indiqué que les avocats engagés dans cette affaire, notamment Mes Ravind Chetty, Senior Counsel, et Ravi Rutnah, représentant respectivement Maneesh Gobin et Raj Dhaliah, feront connaître leur stand sur ce point prochainement.
Vivek Pursun poursuit à titre privé l’Attorney-General et l’ex-PPS Dhaliah suite à des allégations de pots-de-vin contre le bail d’un terrain d’une superficie de plus de 700 arpents à bail dans la région de Grand-Bassin, à deux prête-noms du dénommé Franklin, qui fait lui l’objet d’une procédure d’extradition à La Réunion devant la Cour de district de Port-Louis.
D’autre part, alors que le DPP devait faire connaître son Stand sur cette Private Prosecution, un contretemps est intervenu. La représentante du DPP a indiqué en Cour, hier, que certains des documents ou autres informations requis par le DPP manquaient au dossier.
La cheffe-juge devait alors demander pourquoi tous les Materials n’ont pas été communiqués au DPP. Me Teeluckdharry a donné la garantie qu’il ferait le nécessaire pour communiquer toutes les pièces relatives à cette affaire au DPP dans le courant de la journée.
La cheffe-juge avait indiqué aux parties en juillet dernier qu’il était souhaitable que le DPP puisse préciser son stand par rapport à cette Private Prosecution. Les diverses options qui s’offrent au DPP, selon ses prérogatives sous la section 72 de la Constitution : il peut laisser cette Private Orosecution suivre son cours ; ou bien il peut ordonner sa discontinuation ; ou bien encore, il peut assure le relais.
D’autre part, la Cour suprême doit aussi rendre son Ruling sur la motion de Maneesh Gobin réclamant une décision visant à mettre fin à cette Private Prosecution, vu que selon lui, le pandit Pursun n’a pas le Locus Standi nécessaire pour loger cette affaire. En sus de cela,aucun préjudice n’a été porté à ses intérêts personnels.
La cheffe-juge a fixé cette affaire pour le 18.
Le pandit : « Maneesh Gobin n’a pas le droit moral de représenter Maurice »
Le pandit Vivek Pursun a fustigé l’attitude de Maneesh Gobin, qui continue à s’agripper à son maroquin ministériel, et qui a même eu droit à une « promotion » avec le portefeuille des Affaires étrangères.
Il maintient que Maneesh Gobin n’est pas digne de représenter Maurice sur le plan international, plus particulièrement en ce qui concerne une prochaine fonction religieuse en Inde, ou encore durant les négociations avec les autorités saoudiennes pour le hadj, alors qu’une affaire de corruption lui pend au nez. Il a lancé un appel au Premier ministre pour que Maneesh Gobin soit appelé à Step Down comme ministre. Le pandit a aussi déploré le fait que l’ICAC n’ait pas cru bon de convoquer ce dernier jusqu’ici après l’inculpation de son partenaire au No 7, Rajanah Dhaliah.
Me Akil Bissessur, un des avocats représentant le pandit, a mis l’accent sur l’importance que l’ICAC soit incluse comme partie prenante dans cette affaire, vu que cette instance sera en mesure d’éclairer la cour sur de nombreux points, y compris les preuves, rassemblées contre Raj Dhaliah, ou encore s’il y aurait quelque chose d’incriminant contre Maneesh Gobin.
Quant à Sanjeev Teeluckdharry, il pense que l’ICAC essaie de faire croire qu’il n’y a rien contre Maneesh Gobin, alors que ce dernier serait le principal protagoniste dans cette affaire. Il maintient aussi que le remaniement de la semaine dernière serait « un aveu de culpabilité » pour l’Attorney-General.

