« Ces mesures doivent être étudiées avec plus de profondeur pour pouvoir en mesurer l’impact et les implications. Parmi les clarifications requises, on demande entre autres à mieux comprendre les règlements et les recommandations précises.
« Il est effectivement important de revoir la méthodologie pour la détermination des salaires. Il faut aussi prendre en compte le niveau de développement afin de pouvoir élaborer une méthodologie adaptée. Nous reconnaissons que des mesures de soutien seront disponibles, mais celles-ci seront temporaires et des solutions à long terme sont nécessaires pour assurer la viabilité des entreprises.
« Quant à la décision de compter l’augmentation à partir de juillet, les opérateurs de tous les secteurs affirment que cela ajoute un coût soudain et non prévu dans leurs budgets, et cela de manière immédiate, ce qui représente un défi énorme pour beaucoup d’entreprises, surtout les PME. Il est essentiel de préciser que les salaires minimums pour les diplômés doivent être alignés sur les qualifications requises pour les postes afin d’éviter des distorsions sur le marché du travail.
« Concernant la proposition d’une réforme des droits des travailleurs, la communauté des affaires est alignée sur la position du gouvernement quant à la nécessité de cette réforme, mais il faut aussi pouvoir équilibrer la justice sociale avec la santé d’une économie de marché.
« La productivité et la valeur ajoutées sont des variables qu’il faut impérativement inclure dans l’équation de la détermination des salaires. Les salaires ne doivent pas être pris comme un enjeu politique. La main-d’œuvre est au cœur même des fondamentaux macroéconomiques et il faut impérativement qu’elle soit prise comme telle. Business Mauritius reste ouvert au dialogue avec le gouvernement afin de trouver des solutions équilibrées qui tiennent compte des réalités économiques et sociales. »

