Ce lundi 30 mars, le ministre de l’Intégration sociale, Ashok Subron, était aux côtés des familles des victimes des inondations meurtrières de mars 2013. « Nous avons une pensée spéciale pour les personnes qui ont perdu la vie, ici. Plusieurs Mauriciens restent, à ce jour, traumatisés par ce qui s’est passé ce jour-là. La vie humaine doit primer sur toute autre considération. Il peut y avoir des pressions, notamment du secteur privé.
Néanmoins, il est essentiel de mettre en place un système qui protège les travailleurs. L’économie est importante, mais la vie passe avant tout ! » a-t-il déclaré. Il a ajouté qu’une réflexion est en cours, au sein du gouvernement, concernant un dédommagement des familles endeuillées du 30 mars 2013.
Ashok Subron a fait état de ses considérations à l’égard de tous les travailleurs qui ont perdu la vie dans des circonstances tragiques imputées au changement climatique. « Je pense ici également aux deux travailleurs décédés durant le cyclone Belal en 2024 », dit-il. Il a rassuré que « le gouvernement travaille actuellement à la mise en place d’un protocole unique, sans exception, pour tous les travailleurs en cas de fortes pluies. Je fais partie de ce comité inter-ministériel et nous mettons tout en œuvre afin d’aboutir à une loi claire, applicable à tous, dont le but premier est de protéger les travailleurs mauriciens. »
Le ministre a fait état de la possibilité de création d’un fonds spécial pour venir en aide aux victimes du changement climatique. 387 familles ont été affectées à Rodrigues par les inondations, récemment. Le conseil des ministres a approuvé un soutien par le biais de la NEF (National Empowerment Foundation) et le NSF (National Solidarity Fund). « Mais nous voulons aller plus loin. Nous souhaitons mettre en place un fonds permanent dédié spécifiquement aux victimes du changement climatique », avance-t-il.
Ashok Subron a mis l’accent sur le fait qu’il est « impératif de mieux préparer le pays pour faire face aux catastrophes naturelles et autres répercussions du changement climatique. Il est prioritaire d’adapter nos infrastructures, notamment en matière de drainage et de canalisation des eaux. Maurice, en tant que petit état insulaire, reste vulnérable face aux changements climatiques. Nous devons renforcer notre capacité de réponse et de mitigation, et faire preuve de solidarité envers tous. »
Plusieurs autres représentants du gouvernement – ministres et députés – étaient présents à la cérémonie de dépôt de gerbes et de prières qui se tient traditionnellement chaque 30 mars auprès de la stèle commémorative au Caudan Waterfront. Les parents des 11 disparus marquent chaque 30 mars par un moment de recueillement et de prières.

