Arvin Boolell, chef de file des travaillistes au Parlement, a rencontré la presse hier. L’occasion pour lui de faire part de la satisfaction des trois partis de l’alliance de l’opposition concernant le succès remporté par le congrès de Mare-d’Albert la semaine dernière.
Pour lui, ce congrès a vu « la consécration » de l’alliance PTr-MMM-PMSD. Il s’est réjoui de « l’audace » manifestée par les uns et les autres pour dénoncer les craintes et les frayeurs qui ont commencé à gagner le pays. « La crainte et la frayeur ont basculé dans le camp du MSM. C’est la raison pour laquelle ils nous empêchent d’organiser notre congrès à côté du CEB à Vacoas », dit-il, en estimant qu’il y aurait « une foule monstre » pour soutenir l’alliance de l’opposition.
Il a par ailleurs dénoncé « l’incapacité » du Premier ministre, Pravind Jugnauth, à combattre la mafia de la drogue. De plus, il accuse l’ICAC de « bloquer le dossier » de la Stag & Rave Party. « Licac bizin pa get figir ! » a-t-il lancé, affirmant que le déblocage de ce dossier « entraînera des élections partielles dans la circonscription No 7 ou des élections générales ».
« Nous sommes sûrs et certains que le PPS Dhaliah Pou sote kouma fizib. » Il se demande d’ailleurs « pourquoi le ministre Maneesh Gobin n’a pas été convoqué par l’ICAC ». Selon lui, « l’indifférence de l’ICAC rend la population perplexe ». De fait, « c’est l’anarchie », poursuit-il, tout en insistant sur l’importance de la démission de Maneesh Gobin et du PPS Dhaliah du Parlement.
Arvin Boolell a en outre dénoncé l’infiltration de la drogue dans les institutions scolaires. « Les enfants sont utilisés comme trafiquants des grands barons par proxy. L’économie parallèle est en pleine croissance dans le corridor de la mort », estime Arvin Boolell. Au chapitre de l’économie, le député rouge considère que « beaucoup de Mauriciens vivent en consommant lapat, likou e lezel poul ». Il a aussi commenté la notation accordée à Maurice par Moodys et fait le constat que le régime de Pravind Jugnauth « célèbre son échec » et le passage du pays de Baa2 à Baa3. Sans compter, dit-il, que « la dette par tête d’habitant a dépassé les Rs 400 000 ».

