- Seulement 17% de femmes sur les boards des entreprises cotées
- À ce stade, seules 20,9% des compagnies cotées répondent au quota de 25% de femmes sur les boards
Firme spécialisée dans les ressources humaines, Prometheans a produit un rapport sur la parité hommes/femmes sur les conseils d’administration. Le rapport, intitulé Breaking the glass ceiling : achieving gender parity in the boardroom, explore les potentielles implications de l’annonce gouvernementale dans le budget 2023/24 de mettre en place un quota de diversité au sein des conseils d’administration.
Prometheans a basé ses recherches sur 91 entreprises cotées à la Bourse de Maurice. Les données ont été extraites et consolidées à partir de diverses ressources accessibles au public, dont le Registrar of Companies, la Bourse de Maurice, les sites Web des entreprises, etc. Comparé à d’autres pays ayant adopté une telle législation, le rapport souligne qu’un objectif de 25% pourrait être perçu comme étant « on the lower end of the range » et demeure un objectif raisonnable pour près de deux tiers des entreprises de l’échantillon.
Il y a principalement deux écoles de pensée qui dirigent l’agenda de la diversité des genres au sein des conseils d’administration, à savoir la perspective utilitaire (selon laquelle la diversité présente des avantages) et la perspective morale (c’est la bonne chose à faire). En fin de compte, c’est surtout le positionnement des actionnaires qui pèsera lourd dans ce débat. « Ultimately, shareholders opinion will weigh heavily in this debate with a primary concern for board effectiveness. This will be the point where we will witness the congruency between words and action and perhaps position Mauritius as the leading African nation in terms of gender parity. »
Prometheans indique que c’est la Norvège qui a légiféré en premier sur un quota en 2003. À Maurice, c’est en 2016 que le budget a proposé d’aligner au moins une femme sur chaque board, alors qu’en même temps, le code de bonne gouvernance est publié. Puis… plus rien. Et ce n’est qu’en 2023 que le gouvernement annonce la législation pour un quota de 25% de femmes sur les principales instances de décision.
En moyenne, le board d’une compagnie cotée en Bourse comprend neuf administrateurs, dont 35% d’Independant Directors et 17% de femmes. « Women directors typically have lower tenure and are more likely to be appointed as independent non-executive directors. However, they have the same number of appointments (on average) as their male peers », expliquent les auteurs du rapport, qui précise que les 91 compagnies étudiées regroupent un total de 432 administrateurs, contre seulement 89 administratrices, soit seulement 17% du “directorship” accordé aux femmes. Comme quoi la différence est flagrante…
Concernant la présidence des Boards, c’est une autre paire de manches, puisque seulement 6,3% des chairpersons sont des femmes. Au fait, seules deux femmes président actuellement un conseil d’administration parmi les entreprises cotées en bourse. Toutefois, Prometheans relève que « 45% of sampled companies went beyond the recommended minimum in terms of female directorship appointments » concernant les recommandations du code de bonne gouvernance.
Revenant au quota de 25%, le rapport souligne que seules 20,9% des compagnies cotées « will be meeting the standards set by the new legislation ». Mais l’étude montre que si chaque compagnie installe une femme sur son board, cela portera le pourcentage de “compliant companies” à 68,1%. Et si chaque compagnie nomme deux femmes, ce pourcentage de conformité globale passerait alors à 94,7%.
À cet égard, Prometheans affiche la confiance en se basant sur ses propres analyses. « Our analysis of the network structure of directors sitting on listed companies, indicates that there are some individuals who are uniquely positioned to positively influence how their peers and the boards they sit on address diversity related issues. »
Pour la concrétisation de ce quota de 25%, le rapport évoque quatre questions clés. D’abord le délai d’application de ce quota, à savoir de combien de temps les compagnies disposeront pour se conformer à la loi, soulignant que « a two-year grace period was extended to companies in Norway when such legislation was first introduced ».
Prometheans s’interroge également sur les éventuelles conséquences de la non-conformité et, se référant encore au cas norvégien, note que « companies who did not comply facing dissolution by the authorities ».
Et de conclure que si la représentation à l’échelon supérieur des entreprises est un développement majeur, il reste d’autres batailles clés à gagner dans la lutte pour l’égalité et l’inclusion, à commencer par garantir un salaire égal pour un travail égal et une plus grande inclusion dans l’ensemble de l’organisation, qui sont deux piliers pour des organisations prospères.
Prometheans en deux mots
Prometheans se positionne comme un cabinet de conseil en ressources humaines qui aide les organisations à attirer, motiver et retenir les talents pour s’imposer sur leurs marchés respectifs.
La firme est convaincue qu’une culture organisationnelle centrée sur les personnes, l’adoption astucieuse de la technologie, la prise de décision fondée sur des données probantes et un solide vivier de talents aident les organisations à créer un avantage concurrentiel.
Grâce à son réseau de partenaires, Prometheans donne accès à des solutions de pointe et à un leadership éclairé dans un large éventail de défis liés aux ressources humaines.

