COP28 : le MMM déplore le « manque d’ambition » de l’accord de Dubaï

La commission Développement durable du MMM considère que l’accord conclu à Dubaï lors de la COP28 manque d’ambition . Elle constate que de nombreuses concessions ont été accordées aux pays riches producteurs de pétrole et de gaz.

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Dans un communiqué, cette instance du MMM a mis en exergue que lors de la COP28 tenue à Dubaï, les États participants ont approuvé un compromis appelant à une « transition hors des énergies fossiles » et à atteindre la neutralité carbone d’ici 2050. Toutefois, elle souligne que le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat stipule que les émissions de gaz à effet de serre doivent être réduites de près de la moitié d’ici 2030 pour limiter le réchauffement à 1,5°C, conformément à l’objectif le plus ambitieux de l’Accord de Paris.

D’où la conclusion que l’accord souffre d’un déficit en ambition. La commission du MMM relève que les discussions menant à l’adoption de cet accord se sont déroulées loin du regard des Petits États Insulaires en Développement (PEID), et que la conclusion a eu lieu en l’absence des représentants des PEID, y compris de l’Île Maurice.

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Cette instance mauve fait ressortir également le manque d’engagement financier des pays développés en matière d’adaptation au réchauffement climatique.

D’après les estimations du Programme des Nations Unies pour l’environnement résumées dans le rapport sur l’écart d’adaptation ( Adaptation Gap Report ), les sociétés des PEID devraient mobiliser entre 215 et 387 milliards de dollars par an cette décennie pour s’adapter au changement climatique.

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Finalement, elle déplore le recul concernant le fonds pour les pertes et dommages, censé compenser les PEID pour les dommages subis à cause des émissions de gaz à effet de serre des pays développés. Pour le MMM, les PEID sont les premiers à souffrir du réchauffement climatique qu’ils n’ont pas provoqué.

La Commission Développement Durable du MMM juge donc inconcevable que les PEID, dont l’Île Maurice fait partie, ne bénéficient toujours pas d’une attention à la hauteur de l’urgence de la situation. Elle souhaite qu’avec la COP29 en Azerbaïdjan dans le viseur, l’Alliance des PEID continue à maintenir la pression pour obliger les pays riches à reconnaître les besoins et la situation des États les plus vulnérables.

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