Le gouvernement a fait une demande pour obtenir le vaccin de COVID-19 à moindre coût. C’est ce qu’a affirmé le représentant de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), à Maurice, le Dr Laurent Musango. Il répondait à une question à l’occasion de la commémoration de l’anniversaire de Nelson Mandela. Par ailleurs, il a indiqué que le gouvernement travaille sur des modalités de quarantaine en marge de la réouverture annoncée des frontières à partir du 1er septembre.

Le Dr Musango, invité de la 5e Memorial Lecture organisée par le MGI sur Nelson Mandela et qui fait aussi partie du COVID-19 High Level Committee a indiqué : « The trial is being done. We are expecting the first results in August. I can’t give you a date ». Il a précisé que «  l’OMS cherche à voir comment permettre à tous les pays d’accéder au vaccin à moindre coût ». Il a fait ressortir que Maurice fait partie de ceux qui en ont fait la demande.

Répondant à une question concernant l’annonce de l’ouverture des frontières à partir du 1er septembre et la crainte qu’elle engendre par rapport aux risques d’une deuxième vague, le Dr Musango a fait comprendre que le High Level Committee travaille sur les mesures qui seront prises dont celle concernant l’imposition d’une quarantaine à ceux qui fouleront le sol mauricien et la décision sera communiquée à la population.

Il a expliqué que l’ouverture des frontières ne relève pas de la décision d’un seul pays mais elle est internationale. Selon lui, Maurice ne peut rester dans une situation de confinement plus longtemps d’autant que le tourisme est un secteur économique clé. « There has to be a balance between health and the economy. If we stay in a lockdown situation, the economy will go down and people will suffer from hunger », dit-il.

Cet équilibre pourra être trouvé seulement si les mesures de précaution, dont la distanciation physique, le port du masque, l’hygiène des mains et la prise de température, sont maintenues de même que la quarantaine. Cependant, fait-il ressortir, « ce n’est pas possible pour un touriste qui vient pour un séjour de courte durée d’une semaine par exemple de passer par une quarantaine de 14 jours ».

Le représentant de l’OMS note qu’à ce jour, le protocole mis en place est respecté. Cela concerne l’obligation pour le voyageur de présenter un certificat avec des résultats négatifs à la COVID-19 d’un test effectué 24 heures avant son départ, lorsqu’il arrive au pays. Trois tests consécutifs sont effectués une fois qu’il est en quarantaine : le 1er, le 7e et le 14e jours. Si les trois résultats sont négatifs, il peut sortir.

À ce jour, 6 000 personnes ont été mises en quarantaine. Il évoque la possibilité de réduire cette période de 14 à 7 jours s’il n’y a pas de cas avéré après le 2e test. Il souligne que si certains pays décideront d’une quarantaine de 24 heures pour ceux arrivant de l’étranger. « We may not take the decision. We will see after analysis. We are thinking about the measures to be taken and we will communicate on it, » fait-il comprendre.

Selon lui, Maurice demeure un pays à risque. Par conséquent, il serait judicieux pour Maurice de poursuivre avec sa stratégie « Prevent-Isolate-Test-Treat » ; de continuer à former son personnel soignant et de sensibiliser tout un chacun sur les nouvelles exigences du nouveau Coronavirus et des gestes barrières à respecter.

Laurent Musango maintient que l’OMS poursuivra sa mission auprès du gouvernement mauricien et le soutiendra dans l’élaboration d’un Socio-Economic Recovery Plan car celui-ci aura à repenser son modèle socio-économique. « A least in the short term, the country will need to look at generating growth internally and rely less on its export-oriented growth strategy and tourism », concède-t-il.