« Dans un contexte de tensions géopolitiques et de perturbation au niveau du fret, ce n’est pas une tâche facile de préparer le budget. Or, le ministre des Finances nous annonce une réduction des dettes et du déficit budgétaire. Notre ministre a toujours œuvré pour maintenir un climat de confiance », a déclaré le Parliamentary Private Secretary (PPS) et député du MSM, Ashley Ittoo, lors de son intervention sur le budget.
« Ceux qui se disaient les défenseurs des travailleurs et des plus vulnérables, les champions de la justice sociale, se sont rangés du côté de ceux qui n’ont pas hésité à retirer les subsides sur le SC/HSC et à arrêter la distribution de pains dans nos écoles », a ironisé le député. Il dit ainsi vouloir attirer l’attention de la population sur « le danger » représenté par l’opposition. « Une opposition avec les mêmes leaders toujours aussi dangereuses et avec la même rhétorique. Détenir le symbole du cœur ne suffit pas. Dans tous les coins et recoins du pays, il y a un seul écho : bann-la pe revini » , déclare-t-il.Depuis l’arrivée du présent gouvernement, en 2014, « chaque budget a montré qui sont ceux qui ont apporté une vraie justice sociale ».
Rétorquant à Joanna Bérenger au sujet de sa critique sur l’extraction de sable dans les lagons, le PPS précisera que « ce n’est juste qu’une certaine quantité de sable et qu’il s’agit d’une pratique courante sur les plus grandes plages du monde ». Par ailleurs, face aux défis auxquels est confrontée la République, dont le contexte externe est, selon lui, l’une des causes majeures de la hausse des prix.
Déplorant « la politisation à outrance de l’opposition par rapport à notre système éducatif, et ce, pour des gains politiques », il déclare que « ce gouvernement a rendu l’accès au préprimaire et au tertiaire gratuit, et donne une seconde chance à ceux qui ne réussissent pas leur SC/HSC la première fois. »
Il conclut en disant avoir écouté « avec beaucoup d’attention » les membres de l’opposition discourir sur le budget et avoir relevé une certaine conviction du côté des parlementaires du parti Travailliste, « qui hurlent que c’est leur leader dont a besoin le pays pour une meilleure performance économique ».
« De l’autre côté, leurs amis du MMM décortiquent le budget, critiquent à tort et à travers. Cependant, silence radio sur le nom du leader de l’alliance de l’opposition et celui qui sera leur Premier ministre. Personne au MMM n’a eu l’audace de dire que c’est Navin Ramgoolam qui sera la solution », dira-t-il.

