En dépit du feu vert du Royaume-Uni, dimanche, autorisant les Américains à inclure la base nucléaire et militaire de Diego-Garcia dans leur logistique d’attaque contre l’Iran, le président Donald Trump fait état de son mécontentement contre l’hésitation initiale du Premier ministre britannique, sir Keir Starmer, à cet effet.
C’est ce qu’il a laissé entendre au quotidien The Telegraph tout en ajoutant une nouvelle couche contre le Chagos Deal avec la restitution de la souveraineté de Maurice sur l’archipel. De son côté, sir Keir Starmer avait précisé que « US access to Diego Garcia is for specific and limited defensive purposes. »
« I am very disappointed », a fait comprendre le chef de l’exécutif américain au quotidien britannique au lendemain de l’engagement britannique dans l’escalade militaire au Moyen-Orient. « Sir Keir took far too long to change his mind. That’s probably never happened between our countries before, » a-t-il déclaré en substance, ajoutant que « it sounds like he was worried about the legality. » Il s’insurge également contre le fait que cette décision de Londres est intervenue deux jours avant l’ouverture des hostilités sur le terrain contre l’Iran. Il maintient que « the operation was well ahead of schedule. »
Au-delà de cette prise de positions entre deux alliés politiques et militaires de longue date, dans la conjoncture, les propos de Donald Trump ne seraient pas de bon augure pour le Chagos Deal, qui se trouve en mode pause que ce soit devant la House of Lords ou encore la chambre des Communes. Le président des Etats-Unis n’a pas pris de gants pour souligner que « all of a sudden [Mauritius] was claiming ownership. He should have fought it out and owned it or make him take it, if you want to know the truth. But no, we were very disappointed in Keir. »
Plus loin, Donald Trump indiquera que « the Chagos Deal is a very woke thing. » Pour lui, « it would have been much better on the legal front if he just kept the ownership of the land and not given it to people that weren’t the rightful owners. » En conclusion, il trouvera que « Sir Keir’s about-turn on Diego Garcia is useful. It took far too much time. Far too much time. »

