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Drame conjugal : le PC Kishan Buldy avoue « Mo’nn pik mo madam e zet petrol pou bril li »


Le constable Tayrish Buldy (32 ans), plus connu comme Kishan, a avoué avoir tué son épouse, Sanjana Khoodeeram (26 ans), ancienne infirmière d’une clinique privée. « Mo’nn  pik mo madam e enn kouto. Apre mo’nn zet petrol lor so lekor pou bril li », a-t-il déclaré lors de son interrogatoire ce week-end, disant soupçonner que la victime lui était infidèle.

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Le policier, portant des blessures aux mains et à l’abdomen, a été placé en observation à l’hôpital Bruno Cheong, à Flacq. La police attend le feu vert des médecins avant de le faire comparaître en Cour pour son inculpation de meurtre avec préméditation.

Kishan Buldy, qui compte dix ans de service au sein de la force policière, avait été affecté à la Special Supporting Unit (SSU), avant de rejoindre la Divisional Support Unit (DSU). La semaine dernière, il avait pris dix jours de congé maladie. Depuis octobre dernier, son épouse avait déserté le toit conjugal avec son fils de deux ans pour résider chez sa mère, à Caroline, Bel-Air-Rivière-Sèche, car le suspect, selon elle, était jaloux et violent, ce qui donnait lieu à de perpétuelles disputes. Problème : son époux la soupçonnait de l’avoir quitté pour un autre homme.

Vendredi après-midi, le suspect s’est rendu chez sa belle-mère (55 ans) avec comme prétexte de voir son fils. Il est alors tombé sur son épouse. À la suite de quoi, il lui aurait lancé : « Mo pe pran zanfan-la, mo pe ale ! » Forçant de ce fait la victime à l’accompagner en voiture, celle-ci voulant en effet s’assurer que le petit garçon n’était pas en danger.

Krishna Buldy s’est ensuite rendu chez sa mère, à Ecroignard, pour y déposer son enfant. Comme il se faisait tard, et son épouse n’ayant pas les moyens de rentrer à Caroline, le suspect lui aurait alors promis de la déposer en voiture. Mais une nouvelle dispute a éclaté en chemin.

C’est alors que le policier aurait une première fois blessé son épouse, avant de s’infliger volontairement lui-même des blessures. Voulant probablement couvrir ses arrières, il a fait une vidéo sur son cellulaire, où l’on voit Sanjana Khoodeeram mal en point. Étant blessé, le suspect l’aurait alors accusée de l’avoir agressé au couteau. Ce que la victime dément à plusieurs reprises dans l’enregistrement.
La voiture s’est ensuite arrêtée sur un terrain en friche à Saint-Julien Village, où la dispute a repris de plus belle. C’est à ce moment là que le policier Kishan Buldy aurait poignardé son épouse, alors assise à côté de lui.

Réalisant qu’il venait de commettre l’irréparable, le suspect a décidé de se débarrasser du corps de la victime. Pour autant, impossible pour lui de mettre le feu à la voiture, car tous les magasins étaient alors fermés, vu l’heure tardive. Ainsi a-t-il dû patienter jusque samedi matin, où il a enfin trouvé du pétrole, dont il a aussitôt aspergé son épouse et le véhicule avant d’y mettre le feu.

En parallèle avec ce drame qui se jouait à St-Julien Village, la mère de Sanjana Khoodeeram s’est rendue au poste de police de Bel-Air-Rivière-Sèche pour alerter la police. N’ayant pas de nouvelle de la victime ni de son petit-fils depuis la veille, elle craignait que tous deux soient en danger. La police a immédiatement ouvert une enquête pour « missing ». Au même moment, à Saint-Julien, des habitants ont remarqué une voiture en feu.

Mandés sur place, les pompiers ont rapidement circonscrit le sinistre. C’est alors qu’ils ont découvert des ossements humains sur le siège passager. Aussitôt, les soldats du feu ont alerté la police de Lallmatie. Peu après, plusieurs unités de police sont arrivées sur place, notamment la CID de Brisée-Verdière, menée par le Detective Inspector Appadoo.

Après avoir appris que le véhicule appartenait au constable Kishan Buldy, un enquêteur a remarqué que le suspect se trouvait sur les lieux. Ce dernier a aussitôt été arrêté et conduit au bureau de la CID de Brisée-Verdière, où il est passé aux aveux. Les enquêteurs tentent de déterminer s’il s’agit ou non d’un acte prémédité.

Le rapport post-mortem des ossements n’a pu établir la cause exacte du décès. L’enquête a été placée sous la supervision de l’ACP Purmarssur, assistés des surintendants Boodhun et Babajee.

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