Enquête judiciaire : Pravin Kanakiah n’a pu être identifié sur les images CCTV

Lors de la séance de l’enquête judiciaire sur la mort suspecte de Pravin Kanakiah en Cour de Souillac, les images de plusieurs caméras CCTV ont été visionnées. Toutefois, la victime n’a été aperçue que dans celles en provenance de sa résidence à Plaine-Magnien, où il est aperçu quittant son domicile pour la dernière fois.

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Les images de plusieurs caméras CCTV ont été visionnées, hier, dans le but de retracer et d’établir le parcours de Pravin Kanakiah. Son corps avait été repêché à Roche-qui-Pleure, dans les environs de Gris-Gris le 11 décembre 2020. Les bandes ont été produites en Cour par le constable Govinden, affecté à la Major Crime Investigation Team (MCIT).

Pravin Kanakiah, un Procurement Officer affecté au ministre des Finances, s’occupait des dossiers relatifs aux achats de fournitures médicales durant la pandémie de Covid-19. Des membres de sa famille sont convaincus que son décès résulte d’un cas de Foul Play. Le Directeur des Poursuites Publiques (DPP) avait par la suite ordonné l’instruction d’une enquête judiciaire au niveau de la Cour de district de Souillac, enquête présidée par la magistrate Ameerah Dhunoo.

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La première série d’images provient d’une caméra de surveillance de la résidence de Pravin Kanakiah à Plaine-Magnien. L’ancien fonctionnaire avait quitté son domicile aux alentours de 7 h 25 du matin ce 10 décembre 2020, soit la veille de la découverte de son cadavre. Il portait une chemise de couleur blanche et un pantalon noir.

Ensuite, ce sont les images d’une caméra de Safe City à Réduit, où Pravin Kanakiah était affecté au laboratoire gouvernemental, qui ont été visionnées. Car selon les indications d’une collègue qui avait déposé en Cour précédemment, elle l’avait vu à cet endroit, quoiqu’il ne s’était pas rendu à son travail. Mais Pravin Kanakiah n’a pu être clairement identifié.

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Ces deux premiers visionnages ayant pris fin, le constable Govinden (CG) a alors été interrogé par le représentant du DPP, Me Damodar Bissessur (DB).
DB : On ne peut distinguer clairement Pravin Kanakiah, n’est-ce pas ?
CG : J’ai procédé au visionnage suivant les informations fournies par Mme Sookiah, qui avait dit à quelle heure elle avait aperçu Pravin Kanakiah ce jour-là.
DB : On n’arrive pas à le distinguer ?
PG : J’ai utilisé la description qu’on m’avait fournie pour l’identifier. Je pouvais zoom in.
Ensuite, une autre vidéo provenant d’une caméra de surveillance d’une maison appartenant au ministre Renganaden Padayachy à Souillac, a été diffusée en Cour. Des images furtives d’une personne apparaissent, à peine identifiables. Le représentant du DPP devait à nouveau interroger le constable Govinden.
DB : De ces images, avez-vous pu déterminer si la personne qui apparaît porte une chemise blanche et un pantalon noir ?
CG : Comme je l’ai déjà expliqué dans ma déclaration, je n’ai pu voir qu’une silhouette.
La magistrate Ameerah Dhunoo, qui préside cette enquête judiciaire, devait alors lancer : « Peut-on au moins distinguer s’il s’agit d’un homme ou d’une femme ? »
CG : Non.
Ensuite, Me Damodar a repris son interrogatoire.
DB : Vous confirmez que l’on ne peut pas identifier Pravin Kanakiah ?
CG : Je n’ai fait que décrire ce que j’ai observé.
DB : Mis à part ces vidéos, vous avez aussi visionné d’autres appartenant aux caméras Safe City ?
CG : Oui.
La magistrate a alors mis fin à la séance. La prochaine séance a été fixée au vendredi 21.

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