Enquête sur le Rezo Kokin Kouran : Une enquête indépendante sur  la fraude de Rs 125 M au CEB

Des soupçons d’un Cover-Up avec des ramifications à haut niveau

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L’affaire de fraude présumée de Rs 125 millions au préjudice du Central Electricity Board (CEB) soulève de lourdes interrogations, tant par son ampleur que par sa durée exceptionnelle, estimée selon nos recoupements à près de dix ans. Une telle fraude, impliquant un Cold Storage basé à Pailles, n’aurait pu durer aussi longtemps sans poser la question du rôle, ou à tout le moins de la responsabilité indirecte, de certains cadres et niveaux de management du CEB. Comment un manque à gagner d’une telle importance a-t-il pu passer inaperçu pendant une décennie, alors même que le CEB faisait face, ces dernières années, à une situation financière de plus en plus fragile, marquée par des contraintes budgétaires et des tensions sur sa trésorerie ?

Selon les informations disponibles, l’Audit Squad du CEB a finalement mis au jour cette fraude et transmis un rapport circonstancié au ministère de l’Énergie et des Services publics, lequel suit désormais cette affaire de très près. Le dossier a également été référé à la police. Toutefois, en interne, plusieurs questions demeurent sans réponse. La répétition des anomalies sur une aussi longue période laisse planer le soupçon d’un dysfonctionnement systémique, voire, selon certaines sources, d’un possible Cover-Up impliquant plus d’un responsable au sein de l’organisme. Dans ce contexte, le seul recours au département d’audit interne du CEB pourrait se révéler insuffisant pour dissiper tous les doutes.

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C’est pourquoi de plus en plus de voix estiment que le ministère de l’Énergie et des Services publics devrait envisager la nomination d’une personnalité ou d’un organisme totalement indépendant, doté de pleins pouvoirs d’investigation, afin de faire toute la lumière sur cette affaire. L’objectif serait non seulement d’établir les responsabilités individuelles, mais aussi de comprendre comment les mécanismes de contrôle ont pu faillir sur une aussi longue durée. Les soupçons selon lesquels plusieurs hauts cadres du CEB pourraient être concernés, directement ou indirectement, rendent cet exercice de transparence d’autant plus indispensable.

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